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Empêcher une nouvelle
catastrophe en Haïti
26
février 2010 (Nouvelle Solidarité) - Lyndon LaRouche
continue à faire pression sur le gouvernement des
Etats-Unis pour que des efforts exceptionnels soient
menés pour assurer le sauvetage de la population de Port
au Prince, menacée cette fois-ci par la saison des
pluies qui démarre fin mars et qui pourrait se traduire
par le développement d’épidémies plus meurtrières que le
tremblement de terre.
C’est dans ce contexte que LaRouche avait même proposé
que l’on soit prêt à évacuer le million et demi de
personnes restées à Port au Prince vers les Etats-Unis
s’il le fallait, pour sauver ces personnes et permettre
à l’effort de reconstruction d’avoir lieu. Suite à de
nombreuses consultations, ceci ne sera pas nécessaire
cependant ; il suffit d’évacuer ces populations vers
d’autres zones plus élevées du pays.
LaRouche propose également que le Génie civil de l’armée
américaine, le corps d’ingénieurs, soit déployé pour
coordonner cet effort de reconstruction, en engageant
tous les efforts civils ou privés nécessaires, pour
lancer les travaux de reconstruction. Jacques Cheminade
en France, relance aussi son appel pour que les
Etats-Unis et la France, tous deux responsables de
l’état terrible de ce pays, se rachètent en mettant sur
pied, avec d’autres nations qui y voudront collaborer,
un plan de reconstruction à long terme de ce pays. Un
tel plan de sauvetage engagé sous l’égide de la
communauté internationale pourrait aboutir en 3 à 4
semaines.
Ne pas fournir à Haïti une aide extérieure massive de ce
type, dans le respect de sa souveraineté nationale
cependant, voudrait dire laisser ce pays sombrer
totalement, car le martyr d’Haïti remonte bien plus loin
que le tremblement de terre, à une politique coloniale
totalement brutale qui s’est poursuivie sous d’autres
formes, et qui a abouti à entamer la capacité même de ce
peuple a assurer sa survie par ces propres moyens.
Tous les experts s’accordent pour qualifier la
catastrophe haïtienne de l’une des pires catastrophes
naturelles qu’une nation ait jamais eu à subir. Le bilan
des morts, provoqué par ce tremblement de terre de 6.5
degrés sur l’échelle Richter a été de 150 000 à 300 000.
Mais qu’il ait eu un tel impact, alors que dans d’autres
pays de la région, pourtant très pauvres eux-aussi, les
dégâts n’ont jamais été aussi profonds, montre que la
catastrophe naturelle a frappé un pays qui était déjà au
bord de l’effondrement. Autre comparaison utile pour
comprendre ce fait, le tremblement de terre de 7 degrés
sur l’échelle Richter, qui a frappé San Francisco en
octobre 1989, n’a laissé que 63 morts, 3000 blessés, et
12 000 sans domicile.
L’arrivée des pluies tropicales à partir de la fin mars,
pose à nouveau la question de la survie de 1 500 000
personnes restées dans la capitale, Port au Prince, dans
des conditions d’insalubrité graves. Des experts
craignent qu’une explosion d’épidémies telles que la
tuberculose, la diarrhée, ou la malaria, puissent créer
une « seconde phase » de catastrophe, encore plus
mortelle que la première.
Mener un tel sauvetage exige cependant un changement
fondamental de perspective de l’actuelle Maison Blanche,
qui, selon des sources proches, a rejeté ces
propositions. Il faudrait que, sous l’influence de
Lyndon LaRouche, la Maison Blanche soit obligée de
reprendre, envers l’Haïti, les politiques de bon
voisinage de Franklin Delano Roosevelt qui avaient
abouti à remettre ce pays sur les rails du progrès.
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Pour approfondir :
LaRouche : reconstruisons une
Haïti souveraine
Pour un sursaut rooseveltien vis à vis d’Haïti
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