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L’esprit des Nouvelles Routes de la soie gagne le monde #5

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S&P—Alors que la zone transatlantique s’enfonce chaque jour davantage dans la désintégration financière, sociale et économique, plus de 70 pays se sont joints à la Chine et aux BRICS, et les Nouvelles Routes de la soie pour construire concrètement l’avenir, répandant partout un optimisme puissant. S&P se mobilise afin de faire connaître cette réalité aux Français, et d’engager l’Europe et les États-Unis aux côtés de ces pays.

Faisons-donc un nouveau tour d’horizon de ce « monde en devenir » et de l’esprit de coopération et de progrès qui l’anime.

Chine – Panama

En moins d’un an, le Panama a effectué un virage diplomatique de 180° par rapport à la Chine. D’abord, en juin dernier, elle annonçait la rupture de ses relations diplomatiques avec Taïwan et rétablissait celles avec la Chine, reconnaissant la politique d’ « un pays, deux systèmes ». Cinq mois plus tard, le 17 novembre, les présidents Varela et Xi Jinping ont signé dix-neufs accords entre les deux pays, dont un « Protocole d’accord de coopération dans le cadre de la ceinture économique de la Route de la soie et de l’initiative de la Route de la soie maritime pour le XXIe siècle ». La vitesse à laquelle ce processus s’est déroulé a pris tout le monde par surprise, les amis comme les ennemis.

Le Japon veut rejoindre l’initiative chinoise

Le 18 novembre, le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, a fait les louanges de l’Initiative de la ceinture et la route (BRI), estimant qu’elle sera « très bénéfique pour l’économie mondiale si elle est ouverte et accessible à tous ». Deux jours plus tard, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré que la Chine était heureuse de voir le Japon s’enthousiasmer pour la BRI, ajoutant que non seulement le projet facilitera l’ouverture de la Chine au reste du monde, mais qu’il créera de grandes opportunités pour le Japon et les autres pays, ainsi que pour l’ensemble de l’économie mondiale. Lundi, un nombre record de 250 représentants d’entreprises japonaises a participé à la visite annuelle de la Chine sponsorisée par la Chambre de commerce et de l’industrie japonaise. En même temps, la Chambre a créé une commission afin d’évaluer le potentiel de la coopération du Japon à la BRI.

Train Finlande-Chine

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Photo prise le 10 novembre à Kouvola, en Finlande, montrant la cérémonie de célébration pour l’ouverture de la première ligne Chine-Europe à destination des pays de l’Europe du Nord. Le train, transportant 41 conteneurs, relie Xi’An (Chine) à Kouvola (Finlande).

Un modeste convoi ferroviaire avec 40 conteneurs est parti le 10 novembre de la ville de Kouvola, au sud-est de la Finlande, à destination de la ville de Xi’an dans le nord-ouest de la Chine. Il va parcourir 9000 km, traversant entre autre la Russie et le Kazakhstan, pour une durée de 17 jours. Les produits transportés en Chine ont tous été fabriqués en Finlande, et ils comprennent de l’outillage, du bois de construction, des vêtements de travail et des composants pour bateau. Il est prévu que cinq aller-retour seront effectués avant la fin de l’année entre Kouvola Xi’an.

Train Chine-Slovaquie

Le premier convoi en provenance de Chine est arrivé le 13 novembre à Bratislava, la capitale de la Slovaquie. Le voyage de 11 000 km, depuis la ville chinoise de Dalian, à travers la Russie et l’Ukraine, a duré 17 jours. Le convoi a été accueilli par le ministre slovaque des Transports, Arpád Érsek, la Secrétaire d’État aux Finances et représentante du gouvernement pour la BRI, Dana Meager, ainsi que l’ambassadeur chinois en Slovaquie Lin Lin. 500 trains devraient faire le voyage au cours de l’année prochaine.

«  Le fait que les marchandises en provenance de l’Asie transiteront par le territoire slovaque dans leur route vers l’Europe représente pour nous un grand progrès et une excellente opportunité commerciale  », a déclaré la ministre Érsek, approuvant l’idée que Bratislava devienne une pierre de touche essentielle du fret ferroviaire pour l’Europe.

La région Rhénanie-Palatinat veut participer davantage à la Nouvelle Route de la soie

Lors d’une annonce d’un plan général de renforcement des relations économiques avec les pays étrangers pour 2018, le ministre de l’Économie de Rhénanie-Palatinat, Volker Wissing, a déclaré : « l’année prochaine, notre attention se focalisera particulièrement sur la République populaire de Chine, qui est déjà aujourd’hui le premier partenaire commercial asiatique pour nos entreprises, et le développement de la Nouvelle Route de la soie va accroître davantage ces relations ».

M. Wissing a également expliqué que « nous recevons chaque mois une délégation venant de Chine, et organisons des rencontres avec les entreprises concernées en Rhénanie-Palatinat ». De même, et une délégation d’État se rendra également deux fois en Chine l’année prochaine.