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Russie, Yémen, Liban : l’hommage au combat de Lyndon LaRouche

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S&P—Suite au décès de l’homme politique américain Lyndon LaRouche ce mardi 12 février 2019 (voir encadré en bas de page), de nombreux hommages nous sont parvenus.

Voici ceux venus de Russie, du Yémen et du Liban.

Un grand penseur de notre époque

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L’ancien ministre russe Serguei Glaziev.

Message de Sergei Glaziev,
Membre de l’Académie russe des Sciences,
Conseiller après du Président de la Fédération russe.

Lyndon LaRouche nous a quittés. C’était un titan de la pensée, un homme doté d’une connaissance encyclopédique incroyable, d’une grandeur d’âme et d’un profond amour pour l’humanité.

Il restera pour toujours dans notre mémoire comme un ardent combattant en faveur d’un avenir plus heureux pour l’humanité, grâce à la mise en œuvre des principes de l’économie physique – une école réaliste de la pensée économique axée sur la création d’avantages matériels et les conditions préalables au développement socio-économique.

Contrastant avec le courant libertarien qui prévaut aujourd’hui dans l’idéologie économique dominante au profit des intérêts de l’oligarchie financière mondiale, LaRouche développa une authentique science économique, dans l’intérêt du développement des forces productives de l’humanité.

Son concept d’un « Pont terrestre eurasiatique » allant de l’Europe occidentale jusqu’à l’Asie orientale et aux Etats-Unis, pourra devenir une réelle alternative à la guerre mondiale hybride en cours.

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La "triple courbe" de LaRouche.

Anticipant l’agression russophobe lancée par l’élite américaine aux commandes, LaRouche avait mis en garde contre ses conséquences destructrices, appelant à une vaste coopération internationale pour créer des corridors de développement transcontinentaux.

Dans ses prévisions, il avait annoncé le déclenchement inévitable de la crise financière mondiale, bien des années avant qu’elle se manifeste. Sa fameuse « triple courbe », mettant en évidence le fossé croissant entre la production réelle et la spéculation financière, constituait un avertissement pour tous les économistes réfléchissant sérieusement.

Cependant, pas plus aux Etats-Unis qu’en Russie, « nul n’est prophète en son pays ». Au lieu d’être reconnu, LaRouche a été persécuté par l’oligarchie financière américaine, qui l’a jeté en prison sur la base d’accusations tronquées.

Je me souviens de ce dirigeant de la Brookings Institution [think-tank américain très officiel], me soufflant à l’oreille d’éviter tout contact avec LaRouche si je ne voulais pas ternir ma réputation. Pour moi, qui me trouvais alors aux Etats-Unis pour participer à un forum scientifique sur le développement d’institutions démocratiques dans la zone post-soviétique, c’était choquant.

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Avec Glaziev, Lyndon et Helga Zepp-LaRouche lors d’une conférence à Moscou en 2001.

Dès lors, je commençai à lire de plus près les publications de LaRouche et à me rendre aux conférences qu’il organisait. Et je dois admettre que ses présentations étaient souvent comme un rayon de lumière dans le royaume des ténèbres et de l’hypocrisie qui se sont emparés de l’humanité « progressiste ».

La revue Executive Intelligence Review (EIR), publiée par LaRouche, m’a souvent servi de guide dans les méandres des corridors obscurs de l’élite occidentale au pouvoir, révélant les ressorts cachés des politiques anti-humaines de l’oligarchie financière mondiale.

En remontant à ses origines, à partir de la chute de l’Empire byzantin, il retraça l’éternel combat contre le mal mondial qu’incarnent les clans oligarchiques du capitalisme occidental. Bien des relents de racisme, de nazisme, de fascisme et d’extrémisme religieux dont nous sommes témoins aujourd’hui, ne peuvent s’expliquer sans l’aide des analyses de LaRouche, qui frappent par leur profondeur historique.

LaRouche avait gagné le respect de la communauté d’experts de nombreux pays du monde. J’ai eu l’occasion de rencontrer ses sympathisants en Inde, en Amérique latine, en Chine, en Afrique et, évidemment, en Europe et dans les pays de la Communauté des Etats indépendants.

On ne peut qu’espérer que cette communauté internationale d’experts, inspirée par les idées de Lyndon LaRouche, se perpétuera. Aujourd’hui, ces idées trouvent vie dans un nouveau paradigme économique que nous appelons « intégrant » [1], dans la mesure où il unit les intérêts des peuples de différents pays dans un développement harmonieux de l’humanité.

Messages en provenance du Yémen

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Le ministre des Affaires étrangères yéménite Hisham Sharaf.

Télégramme du ministre des Affaires étrangères du Yémen, Hisham Sharaf,
depuis Sanaa,
le 14 février 2019,
à l’attention de Mme LaRouche :

Alors que nous compatissons avec vous pour la perte de votre mari et compagnon de voyage, nous, au Yémen, gardons le souvenir reconnaissant des positions prises par M. Lyndon LaRouche en faveur de la juste cause de notre nation face à l’agression barbare perpétrée contre elle, et de sa hâte à voir notre Yémen prospérer dans la paix et la sécurité sur la base des principes-clés de développement économique et de progrès qu’il a développés et que les BRICS ont adoptés.

Notre consolation est que le souvenir de Lyndon LaRouche restera prégnant dans notre pays, par son influence bienfaisante sur un groupe de jeunes dans notre pays.

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Le Professeur Fouad El Ghaffari (quatrième à partir de la gauche) avec des membres du groupe d’études sur les BRICS et les théories de LaRouche au Yémen.

Message de Fouad Al Ghaffari,
Président de l’Office consultatif pour la coordination avec les BRICS au Yémen.

Chère Madame LaRouche,

Je vous prie d’accepter du Yémen nos sincères condoléances suite au décès de M. Lyndon LaRouche, de la part de tous ses amis, de nombreux jeunes et des élèves de notre école qui étudient sa conception de l’économie pour faire progresser les pays des BRICS.

Ensemble, avec mon épouse, mon fils et ma fille, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident sur cette ancienne route des épices et de la gomme yéménite, nous t’adressons ces mots de condoléances, après avoir reçu de nombreux messages de hauts responsables du Yémen, en particulier ses excellences Hisham Sharaf, ministre des Affaires étrangères et Khaled Sharaf Al Deen, vice-président de l’Autorité d’investissement générale.

Lyndon LaRouche était notre source d’inspiration pendant notre jeunesse. J’aurais souhaité pouvoir lui rendre visite avec mon cabinet lors de ces quatre dernières années, mais l’attaque barbare de la coalition saoudienne contre notre pays nous a empêché de voir ceux que nous aimons !

J’ai appris beaucoup de M. LaRouche. Il est partout avec nous, dans nos pensées, nos actions, et nos écrits, en particulier dans notre rapport sur l’« Opération Felix » qui traite de la reconstruction du Yémen dans le cadre de l’Initiative une ceinture une route, et même dans le sigle de notre cabinet.

Ses pensées nous ont offert tout ce dont nous avons besoin, allant d’Un homme à Une humanité.

Merci pour la grande armée qu’il nous a laissée au Yémen en prévision du « pont terrestre mondial » et de l’univers « poly-environnemental » [2], l’armée des idées !

Je sais qu’aucune parole ne peut t’apporter un secours. Tout ce que je peux dire pour maintenant et toujours, c’est que tu es la femme du gagnant LaRouche, car ton partenariat de vie avec lui a été son cadeau.

Chaleureusement,

Message du Liban

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Le Professeur Bassam el Hachem.

Message de Bassam el Hachem,
Professeur de sociologie,
Université libanaise de Beyrouth,
Liban.

Chers amis,

C’est avec quelques jours de retard que j’apprends la triste nouvelle de la mort de votre grand inspirateur et dirigeant Lyndon LaRouche. Bien qu’on s’y attendait, vu son grand âge, cela m’a plongé dans une grande tristesse et dans le chagrin.

A vous, à Jacques Cheminade, à Mme Helga Zepp-LaRouche et à tout mes amis de l’Institut Schiller, je vous fais part, à cette occasion douloureuse, de mes sincères condoléances, mais également de ma certitude inébranlable que le grand homme qui vient de disparaître ne cessera point d’inspirer dans les jours à venir, à part vous-mêmes, ces militants qui partout dans le monde combattent pour la dignité des hommes et des peuples.

Sincères amitiés, Bassam el Hachem.

Documents de référence :

Ecrits et vidéos :

Controverses :


[1integral en anglais.

[2En référence à un concept développé par l’astrophysicien allemand Krafft Ericke, ndt