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Signature d’un accord historique entre l’Italie et la Chine La France à la croisée des Nouvelles Routes de la soie

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Communiqué de l’Institut Schiller
le 23 mars 2019

A l’heure où l’Italie vient officiellement d’intégrer « Les Nouvelles Routes de la soie » en signant un protocole d’accord avec la Chine, la France est à la croisée des chemins. Il est encore temps pour elle de profiter de la visite de Xi Jinping en France, du 24 au 26 mars, pour s’associer à ce projet et contribuer ainsi à créer les conditions d’un nouveau paradigme d’« une communauté de destin pour l’humanité ».

La visite du président Chinois en Italie, à Monaco puis en France offre une occasion qu’il convient de saisir, en abandonnant une bonne fois pour toute le dilettantisme qui prévaut en France depuis plusieurs décennies dans les allées du pouvoir, tant économique que politique. La tribune de Xi Jinping « L’Orient rencontre l’Occident » publiée dans le Corriere della Sera du 20 mars, en amont de sa visite en Italie, dessine une alternative que nous devrions sérieusement étudier car elle montre comment les règles du jeu peuvent être changées pour le bénéfice de tous.

S’adressant aux Italiens, le président chinois y définit quelles doivent être les bases du monde de demain avec des relations entre nations au dessus du pouvoir des féodalités financières, où l’économie est orientée vers l’amélioration des conditions de vie des gens et de leur environnement :

« Confrontées aux transformations et aux défis du monde d’aujourd’hui et inspirées par une appréciation profonde de l’histoire, « la Chine et l’Italie conçoivent un nouveau type de relations internationales bâti sur le respect mutuel, l’équité, la justice, la coopération gagnant-gagnant et une communauté de destin pour l’humanité ». »

Or, cette vision des relations internationales, et la place de l’Italie dans celles-ci, figuraient au cœur d’une conférence à Milan le 13 mars à laquelle était invitée Mme Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller. Elle y a notamment souligné le ridicule du tollé provoqué par la décision de Rome de signer un protocole d’accord avec la Chine ; une réaction à la mesure de l’étonnante incapacité du monde occidental à concevoir qu’un pays ait envie de contribuer par son travail à l’intérêt général et que l’on ait intérêt à coopérer avec lui.