27 août 2009
Le réacteur nucléaire canadien NRU, qui est le principal des cinq réacteurs fournissant le mobybdène 99, ensuite transformé en technelium-99 et nécessaire à 35 millions d’examens tous les ans, est à l’arrêt jusqu’au printemps 2010 ! A l’origine de la crise, l’état piteux du réacteur canadien NRU, entré en service en 1957, qui assure, à lui seul 45% de la production mondiale, à l’arrêt jusqu’au printemps 2010 à cause d’une fuite mais il est si corrodé qu’il risque de ne plus jamais entrer en service. Ensuite, le réacteur HFR de Petten, au Pays-Bas, qui fournit 31% du précieux radio-isotope. Redémarré le 18 août, ce réacteur devra subir de lourds travaux pendant six mois. Le réacteur français Osiris de Saclay (5% de la production mondiale), en service depuis 1966, est également à l’arrêt pour cinq mois de travaux de maintenance. Restent alors l’Afrique du Sud et la Belgique qui ne peuvent qu’assurer 20% des besoins mondiaux. La « crise des isotopes » couvait depuis plus d’un an. Si rien de sérieux n’est fait pour relancer le nucléaire au niveau mondial, la pénurie se chiffrera en vies humaines. Les Etats-Unis qui n’ont pas de moyens propres de production, mais représentent 50% du marché mondial, commencent déjà à ressentir la pénurie. Alors, messieurs les Verts, vous qui criez tant contre le nucléaire : êtes-vous prêts à renoncer à la médecine nucléaire ?

Il faut savoir qu’il assurait à lui seul 45 % de la production mondiale d’isotopes médicaux !
