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Institut Schiller
Le monde au bord du gouffre : pour une nouvelle paix de Westphalie

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Visioconférence 15 et 16 juin
session 1, 8h00 (HAE) session 2, 14h00 (HAE)

Invitation


Le temps est à la tempête ! La tentative de l’Occident collectif d’imposer la domination mondiale du système néolibéral, après la fin de la Guerre froide, a connu un échec retentissant. La majorité des États n’était nullement disposée à accepter cette « fin de l’histoire » hâtivement annoncée par Francis Fukuyama, et perçue par les pays du Sud mondial comme une simple continuation de la politique colonialiste. Les moyens utilisés pour tenter de préserver l’ordre mondial unipolaire – révolutions de couleur, guerres d’intervention ou sanctions unilatérales visant à changer de régime – allant jusqu’à instrumentaliser le dollar, ont eu un énorme effet boomerang. Au lieu d’accepter les valeurs néolibérales occidentales, les nations d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine se sont tournées vers leurs propres traditions culturelles et, soutenues par l’essor économique de la Chine, sont aujourd’hui en train de construire leur propre système économique, fondé sur la souveraineté et l’égalité.

Mais au lieu de soutenir les efforts des pays du Sud, depuis longtemps devenus la majorité mondiale, pour surmonter la pauvreté et le sous-développement, grâce à un développement industriel qui apporterait également une solution humaine à la crise des réfugiés, le soi-disant Occident collectif s’entête dans des « narratifs » invoquant une lutte entre « démocraties » et « dictatures autoritaires », prétendant que la Russie mènerait une « guerre d’agression non provoquée » contre l’Ukraine et qu’Israël n’exercerait que son « droit à l’autodéfense » à Gaza. Quitte à bafouer, pour défendre ces « récits », les droits constitutionnels tels que la liberté d’expression, l’interdiction de la censure et la liberté d’association.

Il est stupéfiant de constater à quel point l’establishment de l’Occident collectif s’avère incapable de reconnaître l’échec de sa politique et de procéder aux corrections nécessaires ! Après plus d’une douzaine de trains de sanctions, la Russie n’est toujours pas « ruinée », alors que l’économie européenne s’effondre, l’Allemagne en tête. Après des livraisons d’armes toujours plus puissantes, qui ont depuis longtemps amené l’Occident à la limite, et même au-delà, de devenir lui-même un belligérant, il est clair que l’Ukraine ne peut pas gagner cette guerre. La Russie a effectué ses premières manœuvres militaires avec ses armes nucléaires tactiques, en réaction à la menace de Macron d’envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine et aux encouragements de Cameron et Blinken autorisant Kiev à utiliser les missiles fournis par l’Occident pour attaquer la Russie. Après que l’Occident a assisté pendant huit mois aux crimes de guerre à Gaza, les jugements de la CIJ et de la CPI sont intervenus parce qu’il est manifestement devenu clair pour certaines forces que le deux poids, deux mesures toléré jusqu’ici était en train de faire voler en éclats toute la légitimité de l’ordre international.

Nous voici au bord de ce qui pourrait être la plus grande catastrophe de l’histoire de l’humanité. Faute de surmonter l’affrontement géopolitique opposant l’Occident à la Russie et à la Chine, se dresse la menace à très court terme d’une escalade vers une nouvelle guerre mondiale, où l’utilisation certaine d’armes thermonucléaires entraînerait un hiver nucléaire et l’extinction de l’espèce humaine.

Mais le changement tectonique provoqué par la détermination des nations du Sud à faire valoir leur droit au développement souverain, représente également une opportunité monumentale de surmonter la crise. Nous devons d’abord faire connaître aux Européens et aux Américains quel est ce nouvel « esprit de Bandung » qui inspire les nations du Sud, puis leur montrer l’immense potentiel qu’offrirait la coopération avec ces États pour leur développement.

Les six prochains mois seront décisifs pour l’avenir de l’humanité : les sommets de l’OTAN et de l’OCS en juillet, le sommet des BRICS en Russie en octobre, l’élection présidentielle américaine en novembre. Durant cette période, nous devons réussir à inscrire à l’ordre du jour international le concept d’une nouvelle architecture mondiale de sécurité et de développement, qui tienne compte des intérêts de toutes les nations de la planète, si nous voulons éviter une polarisation extrême pouvant aller jusqu’à la désintégration de l’ordre mondial en deux blocs radicalement séparés et immuables.

La prochaine conférence de l’Institut Schiller réunira donc des orateurs et des forces unies dans leur intention de montrer une voie de sortie de crise, en présentant un nouveau paradigme pour la prochaine ère de développement de l’humanité.

Session 1 : Le plus grand changement de l’histoire mondiale

Session 2 : Les aspirations au développement de la majorité mondiale

Session 3 : Les effets de la révolution scientifique en cours

Session 4 : La richesse des cultures de l’humanité et la Renaissance à venir