Editorials of / Editoriaux de Gilles Gervais
Back to previous selection / Retour à la sélection précédente

L’Empire britannique planifie une guerre thermonucléaire et promeut « ses terroristes » !

Printable version / Version imprimable

Le Président Barack Obama, dans son zèle pour effectuer un changement de régime en Iran, est entré en collusion avec un groupe terroriste notoire, le Mujaheddin-e-Khalq (MEK) connu également sous le nom de l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI). Le nom de cette organisation figure sur la liste noire des organisations terroristes du Département d’État des États-Unis.

Au Canada, le président du conseil d’administration de Droits et Démocratie, Aurel Braun, ainsi que David Matas, un autre membre de l’administration de l’ONG montréalaise, tentent actuellement de persuader le gouvernement canadien que le MEK est un interlocuteur politique valable et que le groupe iranien ne devrait plus figurer sur le registre canadien des organisations terroristes.

Droits et Démocratie (Le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique) est un organisme crée en 1988 par le gouvernement Mulroney. Ed Broadbent fut le premier responsable de cet ONG dont le mandat était de promouvoir les institutions démocratiques et la défense des droits de l’homme. Droits et Démocratie est financé par le gouvernement fédéral et les membres de son conseil d’administration sont nommés par Ottawa.

Deux articles du journaliste Graeme Hamilton parus dans le National Post du 27 février 2012, basés en partie sur des documents obtenus grâce à la loi d’accès à l’information, font état de la situation trouble qui prévaut au sein de l’ONG montréalais : Un président, Rémy Beauregard, accusé injustement de sympathie pro-palestinienne, décède le 8 janvier 2010 terrassé par une crise cardiaque suite à un débat houleux entre les membres du conseil d’administration de Droits et Démocratie. La nouvelle direction affiche des sympathies pro-israéliennes et tente de légitimer un groupe terroriste appuyé par la crème des néoconservateurs américains et « financé, entraîné et armé par les services secrets israéliens » [1].

Certains de ces néconservateurs américains ont même eu l’impudence de promouvoir la dirigeante actuelle du MEK, Mme Maryam Rajavi, « le soleil de la révolution » et la force dominante du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) que préside son mari, Massoud Rajavi, comme une personne acceptable pour diriger la République iranienne !

JPEG
Maryam Rajavi

Le journaliste Jeffrey Steinberg [2] du magazine hebdomadaire Executive Intelligence Review a enquêté sur le MEK et décrit la campagne internationale pour « délister » le MEK :

« L’OMPI est inscrite sur la liste noire des organisations terroristes du Département d’Etat des Etats-Unis dès 1997, suivi en cela par plusieurs pays européens. Cependant, dans le cadre de la guerre que comptent lancer les Britanniques contre l’Iran, le Royaume-Uni, par une décision de justice de mai 2008 enlève l’OMPI de sa liste. Décision sur laquelle s’alignera l’Union européenne suite à un jugement de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) de décembre 2008, décision prise par les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles. La France, soutenue par l’Allemagne, conteste cette décision et dépose un recours devant la justice européenne.

« Dans le contexte de l’affrontement croissant promu par l’Empire britannique et qui oppose la zone transatlantique avec l’Iran et au-delà, l’Eurasie, l’OMPI s’est investi depuis plusieurs mois dans une vaste campagne visant à faire rayer son nom de la sulfureuse liste du Département d’Etat.

« Beaucoup se posent la question d’où l’OMPI tire son financement pour se payer sa grosse offensive publicitaire. Comme le notait le Christian Science Monitor : « A part une série de conférences dans des hôtels somptueux de Paris (6 et 20 janvier, 11 février), Bruxelles (7 février) et Berlin, la campagne comprend des encarts publicitaires dans le New York Times et le Washington Post, dont le coût avoisine les 175 000 dollars chaque  ».

« Le MEK s’appuie en grande partie sur la Fondation pour la défense de la démocratie (FDD), fondée au lendemain des attentats du 11 septembre, comme instrument de propagande en faveur de la guerre et du changement de régimes en Irak, Iran, Syrie, Libye et autres pays. Parmi les dirigeants et conseillers de cette fondation on trouve la fine fleur des néoconservateurs américains les plus en vue : l’ancien patron de la CIA James Woolsey, Bill Kristol, Richard Perle, Eric Cantor, Joe Lieberman, Gary Bauer, Louis Freeh, Steve Forbes, Paula Dobriansky, Charles Krauthammer, Clifford May, et Oliver « Buck » Revell.

« Presque tous ces notables ont été payés par l’OMPI, à travers divers groupes basés aux Etats-Unis, soit comme orateurs à diverses conférences internationales (jusqu’à 30 000 dollars par discours !), soit pour faire pression pour faire retirer l’OMPI de la liste des organisations terroristes. Un autre dirigeant, le Dr Walid Phares, directeur des études sur le « Terrorisme du futur » (ça ne s’invente pas !) à la FDD, a quant à lui signé « l’appel des experts » pour faire « délister » l’OMPI sur le site delistmek.com.

« Pour Salon, les révélations assez spectaculaires du rapport de NBC News de Richard Engel et Robert Windrem, pourraient apporter une réponse. Le rapport se basait surtout sur un entretien vidéo mené par Brian Williams de NBC avec Mohamed-Javad Larijani, le frère d’un des négociateurs du programme nucléaire iranien, l’ancien candidat Ali Larijani, et un ami intime du leader suprême Ali Khamenei.

« Dans cet entretien, Larijani affirme que les autorités iraniennes ont mis la main sur un membre de l’OMPI qui était au point d’assassiner un scientifique iranien de haut niveau. Interrogé, l’assassin potentiel est passé aux aveux. Il avait été recruté par le Mossad à Ankara en Turquie et avait reçu une formation en Israël pour des assassinats ciblés opérés avec des explosifs qu’on « colle », à partir d’une moto, sur le véhicule de la cible pendant son déplacement. Sans surprise, c’est le modus operandi constaté lors des derniers assassinats des scientifiques iraniens engagés pour le programme nucléaire iranien. L’assassin potentiel rapporte également que pour se former, il a pu s’entraîner dans une réplique de la maison de sa cible, construite en Israël par le Mossad pour la circonstance. Si ces faits monstrueux se révèlent exacts, s’interroge Larijani, les Etats-Unis devraient convoquer sans tarder Israël devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour « terrorisme d’État ».

« De son coté, NBC News a pris la précaution de vérifier ces affirmations. Ainsi, citant deux sources américaines haut placés qui désirent préserver l’anonymat, la chaîne confirme l’énormité des accusations : 1) l’OMPI aurait été l’artisan de la récente série d’exécutions des scientifiques iraniens travaillant sur le programme nucléaire ; 2) l’OMPI est « financé, entraîné et armé par les services secrets israéliens ». Ces sources américaines ont ajouté que « l’Administration Obama est au courant de la campagne d’ assassinats » mais prétend « ne pas être directement impliquée ». Interrogé par le Guardian , l’OMPI et le Ministère israélien des Affaires étrangères se sont abstenus de tout commentaire.

« Grâce à son histoire et à ses nombreux membres en Iran même, l’OMPI a pu infiltrer plusieurs agences du gouvernement iranien, y compris les Gardiens de la Révolution et l’armée. Un instrument rêvé donc pour les services secrets israéliens (Mossad), britanniques (MI-6), américains (CIA) ou français (DGSE), saoudiens ou autre pays membres du Conseil de coopération du Golfe, tous intéressés à mettre la main sur des informations sensibles ou, recours ultime, de réduire le nombre de scientifiques iraniens. »

Ces informations discréditent la soi-disant guerre contre le terrorisme du Président Obama. Mais il y a pire :

L’Iran ne représente qu’une pièce relativement facile à déplacer sur l’échiquier de l’oligarchie. L’Iran est la mèche de la « poudrière proche orientale » qui peut-être mise à feu au moment opportun, lorsque l’Empire britannique prendra la décision d’accélérer le dénouement final de leur « Great Game » pour le contrôle de l’Eurasie.

Le danger qu’une guerre généralisée puisse se produire dépend dans une large mesure de l’instabilité du président américain. Obama, le dupe de l’Empire britannique, s’illusionne, en clamant haut et fort que « toutes les options sont sur la table » vis-à-vis l’Iran, qu’il exercera sa prérogative présidentielle de lancer la guerre contre l’Iran lorsque certains critères préétablis auront été rassemblés.

Obama est déjà pris au piège par les britanniques ! Aussitôt prise, la décision d’aller en guerre sera reconfigurer afin de permettre l’ouverture d’un conflit plus large visant l’annihilation de la Russie et de la Chine, les cibles véritables d’un conflit orchestré depuis toujours par l’oligarchie financière.

Soit que l’empire, en agitant tel un forcené le sabre nucléaire au visage des Russes et des Chinois, réussi à les faire plier à sa volonté d’empire.[ Mais les Russes et les Chinois ne plieront pas - éd.]

Ou alors, l’empire lancera une frappe thermonucléaire préventive totale contre la Russie et la Chine à partir de la flotte de sous-marins américains.

JPEG

La possibilité très réelle qu’un tel conflit puisse se produire aujourd’hui aurait pu être écarté dès le début du mandat présidentiel d’Obama. Ce président a été choisi par l’oligarchie financière à cause de son profil de narcissiste extrème : une copie presque parfaite de l’empereur Néron. Lyndon LaRouche avait averti publiquement début 2009 qu’une telle situation pourrait surgir avec Obama à la Maison Blanche.

Présentement le seul obstacle à un conflit thermonucléaire généralisé a été d’une part, les discussions privées et déclarations publiques de certains officiers haut-gradés des forces militaires américaines contre un tel conflit et, d’autre part, la mobilisation internationale que mènent Lyndon LaRouche et ses associés contre le danger d’une confrontation thermonucléaire déclenchée par les « idiots utiles » de l’Empire, les Obama, Nétanyahou et autres dirigeants politiques va-t-en-guerre.

Il est minuit moins cinq à Washington. La seule option rapide et efficace disponible aux législateurs américains pour éviter un conflit militaire aux conséquences infernales est de retirer le Président Obama de son poste de commandant en chef en mettant en branle la procédure spécifiée à la section 4 du 25e Amendement à la Constitution américaine
Quant aux forces politiques internationales qui sont en mesure d’assurer une paix durable, à travers un développement mutuel des états-nations souverains, dans la tradition du Traité de Westphalie, ceux-là doivent se tenir debout et doivent faire entendre leurs voix dès maintenant. Leur silence à ce moment-ci de l’histoire risque fort de condamner l’ensemble de l’humanité au silence de la tombe.


[1Voir le rapport de NBC News de Richard Engel et Robert Windrem. Le rapport se basait surtout sur un entretien vidéo mené par Brian Williams de NBC avec Mohamed-Javad-Larijani, le frère d’un des négociateurs du programme nucléaire iranien, l’ancien candidat Ali Larijani, et un ami intime du leader suprême Ali Khamenei.