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Le Groupe Inter-Alpha : des destructeurs de nations pour un génocide impérial

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par John Hoeffle

Cet article a été publié dans la revue Executive Intelligence Review le 17 septembre 2010.

« Ce qui nʼa pas vraiment changé lors de ce mouvement de la Méditerranée vers l’Atlantique, est le rôle essentiel pris par Venise. Venise, une fois son pouvoir affermi, est restée le centre de lʼorganisation du pouvoir monétaire, tandis que lʼenveloppe externe du pouvoir monétariste, les intérêts maritimes anglo-hollandais, sont devenus la capitale politique et militaire de lʼEmpire. Venise nʼa jamais abandonné ce rôle ; elle a simplement transféré certaines de ses fonctions vers la branche nouvellement constituée de Londres, tout cela faisant partie de l’ajustement du déplacement du champ d’action principal de la Méditerranée vers l’Atlantique. »

-Lyndon H. LaRouche

Le groupe bancaire Inter-Alpha est un instrument de génocide. Il a été formé dans le but explicite de détruire, non seulement l’existence, mais le concept même de souveraineté nationale - avec les États-Unis comme objectif principal - afin de réduire définitivement la population de la planète. Le groupe Inter-Alpha a joué un rôle crucial dans la destruction de la base industrielle des États-Unis, et la transformation qui sʼensuivit, de notre économie, en un casino géant et irrémédiablement en faillite. Quand ce casino a implosé en 2007, le groupe Inter-Alpha et les forces qui le soutiennent ont fait en sorte de compléter cette tâche de destruction des États-Unis, en organisant le plus grand vol dʼargent public de lʼhistoire, via ces opérations criminelles, inconstitutionnelles, menées de façon éhontée et sans discontinuer, et connues sous le nom de « renflouement ». De ce fait, la nation est non seulement incapable de faire face aux besoins physiques de son peuple, mais est aussi en train de détruire rapidement sa propre monnaie par de hyperinflation.

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La solution est de commencer par le rétablissement du Glass-Steagall aux États-Unis et l’adoption du principe du Glass-Steagall par d’autres nations, ceci combiné à un retour du système de taux de change fixes de Bretton Woods. Ces deux étapes mettront Inter-Alpha en faillite, mais devront être accompagnées d’une troisième mesure : la saisie par le gouvernement américain de toutes les opérations et de tous les moyens du groupe Inter-Alpha à lʼintérieur des États-Unis. Nous sommes persuadés quʼune enquête du style de la commission Pecora nous éclairera beaucoup sur le sujet. De même quʼun nouveau tribunal de Nuremberg pour crimes contre lʼhumanité.

Inter-Alpha et l’impérialisme financier britannique

LʼEmpire britannique d’aujourdʼhui est la dernière incarnation du système monétaire maritime qui existe depuis l’époque du culte d’Apollon, et trouve ses origines immédiates dans une lutte de factions à Venise, à la fin du 16 ème siècle, lorsque la Serenissima Repubblica était une puissance mondiale de premier ordre. Les Giovanni, le nouveau parti vénitien, voulaient faire de l’Angleterre et des Pays-Bas des puissances maritimes basées sur le modèle vénitien, tandis que les Vecchi, le vieux parti vénitien, voulaient garder la base méditerranéenne existante.

Les Giovanni commencèrent à se déplacer vers le nord, le long du Rhin, en direction de l’Allemagne, des Pays-Bas et de l’Angleterre, emportant avec eux une puissance financière énorme. Bien quʼils aient souvent adopté les noms et usages de leurs nouveaux sites, ils restèrent vénitiens par leurs méthodes et leurs intentions. Ils fondèrent la Banque d’Amsterdam, la Compagnie hollandaise des Indes orientales et la Compagnie britannique des Indes orientales. Cette dernière finira par s’emparer de l’Angleterre pour créer l’Empire britannique. Comme l’était Venise avant lui, l’Empire britannique est fondé sur sa capacité à contrôler les flux monétaires et à manipuler les monnaies nationales. Cʼest la base de son pouvoir et de son offensive post-Seconde Guerre mondiale contre l’Amérique.

Pour accomplir cet objectif, lʼEmpire a développé son système bancaire dans lʼEurope déchirée par la guerre, pour en faire la base de ce qui semblerait être une structure financière mondialisée, mais qui, en réalité, constituerait un retour au modèle impérial qui existait avant la Révolution américaine.

Par cette stratégie dʼélimination de la souveraineté des nations, l’Empire a commencé le processus de construction d’un système financier européen sans frontières. Le développement des marchés des euro-obligations et des euro-dollars, ainsi que les consortiums bancaires, sont apparus coup sur coup. Ces banques formaient des groupements ou des joints-ventures - pour la plupart basés à Londres - associant des banques britanniques à des banques basées en Europe, en Asie et en Amérique. Elles furent créées pour déjouer les tentatives de réglementations bancaires nationales, et, en tant que telles, ont représenté le début de la « mondialisation » (c’est-à-dire lʼimpérialisation) de la finance.

Les lois bancaires nationales nʼétaient pas le seul obstacle réglementaire à cette mondialisation. Il y avait aussi le système à taux de change fixes qui avait été mis en œuvre dans le cadre du traité de Bretton Woods en 1944. Ces taux de change fixes représentèrent une partie cruciale du plan de F.D.-Roosevelt pour mettre fin à lʼépoque coloniale, car ceux-ci diminuèrent de beaucoup la capacité historique de lʼEmpire à manipuler les nations à travers la manipulation de leurs monnaies. Ainsi, faire échouer le système de Bretton Woods fut une étape nécessaire dans la création du nouvel ordre mondial de lʼEmpire.

Quand le président Nixon mit fin au système de Bretton Woods en débarrassant le dollar du système de réserve-or en 1971, il ouvrit la boîte de Pandore et libéra les manipulateurs d’argent qui avaient été si soigneusement mis à l’écart par Roosevelt.

L’attaque des Vénitiens

Le groupe Inter-Alpha a été fondé comme mécanisme pour tirer profit de cette vulnérabilité monétaire. Le groupe est né de six banques européennes relativement petites qui représentaient les fortunes familiales - ou fondi - du système vénitien. Chacune de ces banques détenait des filiales importantes de banque privée, banque privée étant un terme désignant des banques qui se spécialisent dans le maniement d’argent pour les riches. Chacun de ces six membres fut choisi pour représenter une banque dans une des principales nations de la Communauté économique européenne : la Kredietbank de Belgique ; la Nederlandsche Middenstandsbank des Pays-Bas ; le Crédit Commercial de France ; la Banco Ambrosiano d’Italie ; Williams & Glynʼs Bank (une branche de la Royal Bank of Scotland), au Royaume-Uni ; et la BHF Bank d’Allemagne. Une septième banque, la Privatbanken du Danemark, fut ajoutée en 1972.

Inter-Alpha prit la forme dʼune alliance entre ces banques ; chaque banque conserva sa propre identité, bien quʼelles travaillèrent ensemble à faire avancer la mission du groupe. Le groupe et ses membres furent dévoués à restaurer le système impérial.

Lʼopération fut menée par Jacob Rothschild, au départ à partir de la société N.M. Rothschild à Londres. Le réseau bancaire Rothschild, à partir de sa création à Francfort à la fin du 18 éme siècle, fut une opération vénitienne. L’un de ses premiers parrains fut la famille Thurn und Taxis de Bavière, les responsables du renseignement vénitien et lʼune des premières familles de l’Empire autrichien des Habsbourg. Cette parenté vénitienne est la véritable source du légendaire réseau de renseignement Rothschild, ainsi que la source du pouvoir financier de la famille. Les Rothschild sont aussi liés à la Couronne britannique, primus inter pares des familles royales d’Europe, et ont un pouvoir considérable en Europe. Jacob Rothschild, par exemple, gère les fonds du prince Charles, entre autres.

Malgré l’énorme richesse que représentèrent ces banques, elles ne disposaient pas à elles seules des fonds nécessaires pour transformer le monde selon leur plan. Elles fourniraient le capital initial, et mettraient à profit leur pouvoir par le contrôle de l’argent des gens, pour créer les marchés et les institutions dont elles auraient besoin par la suite pour contrôler le monde. Ceci est à l’origine du troupeau de hedge funds (sociétés d’investissement), private equity funds (fonds de fonds), et des groupements financiers associés, beaucoup d’entre eux faisant partie de la face cachée du groupe Inter-Alpha.

Jacob Rothschild a explicitement révélé la mission du groupe Inter-Alpha, lors d’un discours en 1983, où il s’est vanté du projet de rassembler deux grands types d’institutions géantes, les sociétés de service financier mondialisé et les banques commerciales internationales aptes à négocier à lʼéchelle planétaire, afin de former un conglomérat financier à plusieurs têtes, tout-puissant. Pour Rothschild, ceci n’était pas une prévision, mais une déclaration d’intention. [1]

Le fascisme corporatiste

A la réunion du groupe Bilderberg en 1968 au Mont-Tremblant au Canada, lʼEmpire a démarré une nouvelle phase de sa guerre contre la souveraineté nationale, en lançant une offensive pour créer un système de cartels destinés à remplacer les États-nations en tant quʼorganisation politique de la planète. Le groupe Bilderberg, qui doit son nom au lieu où le groupe se réunit pour la première fois en 1954, lʼhôtel de Bilderberg à Oosterbeek aux Pays-Bas, était une organisation fasciste, dont le parrain, le prince Bernhard des Pays-Bas, avait eu la carte du parti nazi et fait partie des S.S.. Bernhard a aussi fondé avec le prince Philip d’Édimbourg, le World Wildlife Fund (W.W.F.) et le Club 1001. Les Bilderbergs, en tant que branche politique dʼélite de lʼEmpire, représentaient le même système oligarchique que celui derrière le groupe Inter-Alpha.

Le nouveau projet de cartel, surnommé la « société mondiale », fut introduit par George W. Ball, un banquier haut placé chez Lehman Brothers, membre éminent de lʼestablishment anglo-américain, et membre du comité directeur de Bilderberg. Selon Ball, la nouvelle société mondiale remplacerait la « structure politique archaïque des États-nations » par des corporations, bien plus efficaces pour exploiter les ressources. Ces ressources, Ball le dit clairement, appartiennent à l’Empire, et non pas aux paysans qui ont la chance d’en vivre, et les nations mettent trop souvent leurs propres intérêts devant ceux de lʼEmpire, une situation intolérable pour ce dernier.

Afin de sʼassurer que son message était clair, Ball loua lʼintégration de lʼEurope comme condition préalable du succès de son projet de compagnie mondiale et cita comme étant son modèle, le « partage des souverainetés des gouvernements dʼEurope avec la maison Rothschild ». (Si cette citation ne vous choque pas, réfléchissez au concept de souveraineté, et à son caractère vital pour lʼexistence des États-nations. Un pays qui partage sa souveraineté avec un établissement bancaire nʼest ni souverain, ni une nation, mais une colonie.)

A lʼépoque du discours de Ball, la création de ces cartels avait déjà commencé, avec la formation des premiers conglomérats, et ce processus s’accéléra dans les années à venir.

Alimenter ces horreurs allait devenir une partie importante du travail du banquier de Lazard Frères, Félix Rohatyn ; et cela allait, à cette époque, dominer le paysage économique.

Le concept de société mondiale, quoique vendu comme conséquence naturelle du progrès humain, nʼest rien de tel. Il sʼagit, fondamentalement, du retour au modèle oligarchique de la Compagnie britannique des Indes orientales et de ses prédécesseurs, combiné à la technologie moderne de lʼinformatique, et opérant à lʼintérieur dʼune structure de marché. Dans un État corporatiste, le pouvoir du gouvernement est usurpé par des intérêts privés, financiers et constitués en corps, qui utilisent le gouvernement pour maintenir la population dans le droit chemin, tandis quʼils pillent sans pitié, à la fois le gouvernement et la population. Ces intérêts privés sont décrits à tort comme une excroissance du nationalisme, alors quʼen vérité ils représentent la corruption de la nation par lʼEmpire.

Cible : les États-Unis

Lorsque lʼAdministration Nixon mit fin au système à taux de change fixes de Bretton Woods en 1971 - démarche qui fut elle-même le résultat d’une manipulation britannique - l’Empire était prêt à commencer son assaut financier sur les Etats-Unis. Les termites impériales avaient déjà commencé leur attaque contre les fondations de la nation. Le fasciste de Lazard, Félix Rohatyn, était déjà occupé à préparer le terrain pour lʼascension des traders à Wall Street, et le processus du « tueur à gages économique » décrit par John Perkins était bien en marche. Tandis que ces changements étaient en train de se produire aux États-Unis, les Britanniques organisaient la guerre israélo-arabe de 1973, dʼoù émergea le marché spot du pétrole. Le marché spot permit aux manipulateurs impériaux d’augmenter le prix du pétrole à volonté ; ce quʼils firent. Ceci eut pour résultat la constitution dʼune gigantesque cagnotte, sans cesse croissante, de pétrodollars dans les banques
européennes. Ces pétrodollars, avec les profits du commerce de la drogue de lʼEmpire, fournirent une réserve énorme d’« argent des autres » pour financer la prise de contrôle par la société mondiale/globalisation des E.-U. et du monde.

Tandis que les marchés se développaient, les traders se chargèrent d’accroître le pouvoir des banques dʼinvestissement de Wall Street, et commencèrent à rejeter les banquiers « white shoe » (les banquiers en souliers blancs) qui, jadis, dominaient les affaires. De club fermé de voleurs de l’Ivy League (la ligue des vénérables notables de la finance, par opposition aux jeunes loups affamés), Wall Street a été transformé petit à petit en monde dominé par la loi de la jungle où seuls les profits comptent. Autrefois, les banquiers dʼaffaires arnaquaient leurs clients suivant une espèce de code, et prenaient soin de préserver leurs relations en ne volant pas de façon trop éhontée. Mais, à lʼépoque du trading, ce lien commença à se briser, alors que le vol sʼorientait vers les marchés, plus anonymes et dépersonnalisés.

Wall Street se transforma peu à peu en un gigantesque casino, où tout le monde pariait. Les génies des maths et de l’informatique furent engagés pour inventer de nouvelles stratégies de trading, et le marché entier devint un gigantesque jeu informatique, qui fit dʼénormes dégâts avant de finir par exploser. A la fin des années 1970, lʼéconomie industrielle américaine battait déjà de lʼaile. Les hausses de taux dʼintérêt par la Réserve fédérale (banque centrale) sous Paul Volcker rendirent pratiquement impossible le développement des sociétés industrielles, donnant la possibilité à la masse de narcodollars et de pétrodollars de circuler et de commencer à racheter lʼAmérique à coup de cents.

Cet assaut sʼest accéléré pendant les années 1980. Sur ordre des banquiers, le Congrès a voté des lois, les unes après les autres, démantelant les mesures de contrôle mises en place par Roosevelt. Les Savings and Loans (S&Ls, genre de caisses d’épargne) furent ouvertes au pillage ; les voleurs dʼargent intervinrent et, en quelques années, détruisirent la partie la plus stable du système bancaire américain.

Une grande part du financement pour le démantèlement des S&Ls vint du marché des junk bonds dominé par Drexel Burnham Lambert associé à Rotschild et Morgan, qui avaient accès à un flux permanent dʼargent de la drogue. Les junk bonds financèrent aussi des raiders, qui non seulement rachetèrent un certain nombre de grosses sociétés, mais amenèrent bien dʼautres à « se réfugier » dans les bras de banques dʼaffaires. Les banques dʼaffaires - menées par Lazard et ses pairs - organisèrent une orgie de fusions, profitant de leur accès à l’argent volé pour créer des sociétés toujours plus grandes et des industries toujours plus concentrées, nécessaires pour constituer les cartels mondiaux. « Viens dans mon salon », dit lʼaraignée à la mouche.

Le krach boursier de1987 fut un tournant. Le nouveau président de la Fed (Réserve fédérale), Alan Greenspan, réagit en donnant naissance à la plus grosse bulle de tous les temps, celle des marchés dérivés. Seuls les produits dérivés, la fraude comptable, et un aveuglement délibéré des régulateurs ont empêché le système bancaire américain de sʼeffondrer. Pour le groupe Inter-Alpha et ses superviseurs, tout sʼétait passé comme prévu.

La croissance dʼInter-Alpha

Cʼest dans ce contexte que le groupe Inter-Alpha commença à sʼagrandir. Le nombre de membres du groupe ne changea pas de 1973 à 1982, jusquʼà ce que Banco Ambrosiano fasse faillite à la suite dʼenquêtes menées en Italie sur ses liens avec la loge P-2. Un changement mineur se produisit en 1985, lorsque la banque Williams & Glynʼs fut absorbée par Royal Bank of Scotland, donnant à RBS le statut de membre. Mais le système bancaire européen changera de manière spectaculaire en1986, et Inter-Alpha sera au cœur de ce changement.

La mondialisation fit un pas en avant majeur en 1986, avec le « big bang » de la dérégulation des marchés financiers à la City de Londres. Après avoir lancé le casino financier à New York durant les années 70, lʼEmpire décida de le lancer à domicile, à Londres, et de mettre la City au centre du projet mondial des produits dérivés. Les banques américaines et européennes affluèrent vers Londres, où les règles étaient plus souples et les régulateurs bienveillants. Plus que jamais auparavant, Londres sʼaffirma comme le centre financier européen et devint le centre de la mondialisation.

Le groupe Inter-Alpha tira pleinement profit de ces changements, quatre banques venant sʼy ajouter entre 1986 et 1989, et davantage encore dans les années 90. San Paolo di Torino et Banco de Bilbao devinrent membres en 1986, la première prenant la place laissée libre par le départ de Banco Ambrosiano, la seconde devenant le premier membre espagnol. Deux ans plus tard, en 1988, le groupe accueillit son premier membre portugais, Banco Espirito Santo. AIB (Allied Irish Bank) devint membre en 1989. La Banque nationale de Grèce le devint en 1990, suivie par Nordbanken of Sweden en 1995 et Merita Bank of Finland en 1997. Banco de Bilbao - devenue Banco Bilbao Vizcaya - partit en1988, et fut immédiatement remplacée par Banco Santander.

De plus, les banques dʼInter-Alpha sʼagrandirent rapidement sur leurs marchés domestiques respectifs, à travers une série de fusions : Nederlandsche Middenstandsbank devint International Nederlanden Group (ING) ; Privatbanken, Nordbanken et Merita furent engagées dans une série de fusions donnant naissance à Nordea ; Kreditbank devint le groupe KBC ; San Paolo di Torino devint Intesa Sanpaolo ; enfin, Banco Santander absorba plusieurs concurrents espagnols.

Trois autres banques arrivèrent en 2003 : Erste Bank en Autriche ; Hypovereinsbank (HVB) en Allemagne ; la Société Générale en France. HVB remplaça le membre fondateur BHF, qui avait été racheté par ING, et Société Générale remplaça le membre fondateur Crédit Commercial de France (CCF), qui avait été racheté par HSBC. HVB quitta le groupe en 2005, après avoir été rachetée par UniCredit, et Commerzbank prit sa place en tant que membre allemand du groupe.

Lʼéconomie casino

Tandis que le projet de mondialisation de lʼEmpire britannique se développait, les banques de taille moyenne du groupe Inter-Alpha devenaient des acteurs internationaux, certaines devenant des géants. La Royal Bank of Scotland devint la plus grande banque du monde en termes dʼactifs, culminant à près de 3500 milliards de dollars avant dʼexploser en 2008. Banco Santander, Société Générale, Intesa Sanpaolo et ING entrèrent aussi dans le club des géants internationaux, les autres devenant des acteurs régionaux occupant des niches. Ces banques étendirent leurs tentacules autour du monde ; à lʼest, vers lʼEurope de lʼEst, la Russie et lʼAsie ; à lʼouest, vers les Amériques. De banques locales dans des pays particuliers, elles se transformèrent en un vaste réseau de banques internationales, responsables non pas devant les peuples de leurs nations dʼorigine, mais devant le système monétaire impérial.

Cependant, le pouvoir réel du groupe Inter-Alpha ne se trouve pas dans les banques elles-mêmes, mais dans les changements créés dans lʼéconomie mondiale par lʼopération Inter-Alpha. Le projet Inter-Alpha a transformé le système financier mondial en un casino géant, un terrain de jeu pour les banques dʼinvestissement, les branches spéculatives des banques commerciales, les fonds dʼinvestissement, et les autres, de telle sorte quʼils puissent jouer avec leur propre argent et celui des autres. Ce casino allait contrôler quelque 70% des actifs bancaires de la planète, directement ou indirectement.

Dans un système bancaire sain et bien régulé, les banques commerciales sont des mécanismes pour aider les économies locales et régionales à croître. Elles utilisent les dépôts de leurs clients pour financer des prêts destinés à améliorer le fonctionnement de la région, rendre son industrie et son agriculture plus productives, augmenter le niveau de vie, et aider les entreprises locales à satisfaire les besoins de la communauté. La banque locale croît lorsque lʼéconomie locale croît, ce qui lui donne un intérêt direct à soutenir et à nourrir cette croissance.

Le modèle oligarchique, tel quʼillustré par le groupe Inter-Alpha, fonctionne exactement de façon inverse. Son réseau de banques est utilisé pour absorber les capitaux locaux et les injecter dans les marchés internationaux, où ils pourront être utilisés pour spéculer, manipuler et assujettir les peuples de la planète. De telles banques n’entretiennent pas leur base de clientèle, elles la pillent.

Ce point devient évident si lʼon examine ce qui sʼest passé. Le groupe Inter-Alpha et lʼEmpire britannique qui lʼa déployé, ont créé la plus grande bulle financière de lʼhistoire.

Des quantités énormes de dettes ont été créées ; ensuite, cette dette a été utilisée comme base de capitaux pour constituer une bulle de plusieurs millions de milliards de dollars de produits dérivés. Cette masse énorme de valeur fictive a généré une vaste expansion des marchés financiers, qui finirent par dominer lʼéconomie mondiale. Le jeu était si lucratif - en apparence - que lʼargent du monde entier fut absorbé et introduit dans la machine des produits dérivés, laissant bien peu pour financer lʼéconomie réelle. Lʼéconomie commença à sʼarrêter, avec, de manière prévisible, des conséquences horribles pour les gens.

A travers tout cela, lʼessor du casino fut vendu comme preuve de la croissance de lʼéconomie. Mais ça nʼétait pas le cas : la tumeur était en train de croître, tandis que le patient était en train de mourir.

Le jeu explosa en 2007. Dans un certain sens, il a pâti de son propre succès : le pillage croissant au point où une économie en faillite ne peut plus le financer. Les banquiers ont essayé désespérément de décrire cela comme une crise des « subprimes » causée par des propriétaires parasites, et une crise de liquidités causée par des investisseurs paniqués sans raison ; mais en réalité, il sʼagissait de lʼeffondrement du projet de pyramide mondiale fondée sur les produits dérivés, mené par et grâce au groupe Inter-Alpha.

Bien que les banquiers et les idiots tels que Sir Alan Greenspan aient dit à qui voulait bien les entendre que personne nʼavait vu cette crise venir, celle-ci était en réalité parfaitement prévisible. Lyndon LaRouche a averti à plusieurs reprises que lʼéconomie mondiale allait à la catastrophe, et a lancé une campagne contre les produits dérivés en 1993. Nos avertissements ont été repris par le président de la Commission bancaire de la Chambre des représentants, Henry B. Gonzalez, qui appela LaRouche à témoigner devant cette Commission au cours de cette même année.

Malgré cette opposition, non seulement le jeu des produits dérivés continua, mais il sʼaccéléra. A la fin des années 90, le président de la Commodity Futures Trading Commission, Brooksley Born, souleva à nouveau le problème ; ce qui lui valut dʼêtre rembarré par Wall Street et ses acolytes, les « régulateurs ». Wall Street insista sur le fait que le marché était si sophistiqué, que ses dirigeants étaient si compétents, que rien ne pourrait arriver, et que toute tentative dʼintervention sur le marché ne ferait que nuire à lʼéconomie. Cet argument, soutenu par une pression politique énorme et des montagnes de cash, lʼa emporté.

Ensuite, tout a explosé, et le monde est entré dans une nouvelle phase.

Phase n°2

Tandis que presque tout Wall Street et Washington était sous le choc, lʼEmpire britannique souriait et se préparait à faire jouer le piège quʼil avait tendu si soigneusement.

Lʼéconomie américaine était en ruine, mais un réflexe de type rooseveltien par lequel les Américains se lèveraient pour se défendre et défendre leur nation, demeurait possible. De ce fait, lʼEmpire britannique prit des mesures pour achever sa mission, via le « renflouement ».

Pour comprendre ce qui sʼest passé ensuite, on doit mettre de côté les notions dʼinstitutions individuelles, et plutôt se focaliser sur le système qui contrôle ces institutions.

La perpétuation de lʼEmpire britannique dépend de la conservation de son système monétaire, non de la conservation de banques individuelles, de fonds d’investissement et dʼautres institutions. De telles institutions sont éphémères ; elles nʼont pas le pouvoir, mais sont les instruments du pouvoir, utilisés puis abandonnés si nécessaire. Le système seul est ce qui importe.

Tandis que les idiots de Wall Street et dʼailleurs réclamaient à cor et à cri le gouvernement et la Réserve fédérale pour les sauver par un renflouement, leurs maîtres fantoches de lʼEmpire britannique avaient leur propre plan. LʼEmpire nʼavait pas lʼintention de rétablir la bulle. Son plan, tel quʼexposé par le prince Philip dʼAngleterre et dʼautres, était et est de réduire la population mondiale des deux tiers environ et de détruire les États-nations, afin de ramener le monde sous un contrôle impérial total. Il donnerait aux idiots leur renflouement, mais au lieu de sauver les États-Unis, il les pousserait davantage vers le précipice, en utilisant le renflouement pour détruire la valeur du dollar.

Réfléchissez un moment aux différences entre un système financier nécessaire pour gérer une bulle financière de plusieurs millions de milliards de dollars et le système financier requis pour diriger un monde peuplé de 2 milliards dʼindividus, le niveau de population mondiale souhaité par les génocidaires impériaux. Dans la perspective de lʼEmpire, il y a donc une surcapacité dans le monde financier actuel - trop de banques, trop de banquiers, trop de compagnies dʼassurance, de fonds de pension, de fonds dʼinvestissement, et autres - et une élimination spectaculaire dʼune partie du troupeau sera nécessaire.

Lʼautre option est le plan LaRouche, qui implique de passer tout le capital fictif aux profits et pertes, de réorganiser toutes les banques selon les critères du Glass-Steagall, de retourner à un système de taux de change fixes, et de remplacer le système monétaire impérial par des systèmes nationaux de crédit souverain. Cela définit aussi un système financier très différent, dominé par des banques commerciales hautement régulées et une orientation vers la production et non vers la spéculation. Par conséquent, si lʼEmpire a lʼintention de contracter son système, alors, en dehors de quelques idiots plein dʼillusion à Wall Street, qui veulent seulement faire repartir à la manivelle leur machine à argent, et tous ceux qui cherchent à sʼemparer dʼune partie du flux dʼargent, qui croit réellement au non-sens de la reprise ?

Cependant, vous devez vous demander : « Quel est le véritable objectif du renflouement ? »

Lʼobjectif du renflouement est de mettre en faillite les États-Unis et toute autre nation qui mène sa propre opération de renflouement, de telle sorte quʼelles nʼaient plus le pouvoir de résister aux plans de lʼEmpire pour une dictature financière mondiale fasciste, conduite entièrement par le système monétaire impérial à travers ses banques et ses cartels. Cʼest lʼacte final dans notre suicide national, et lʼaboutissement du projet Inter-Alpha.

Arrêtez-les

La question qui nous occupe devrait être claire : seul un retour à la souveraineté nationale des États-Unis et la création dʼune alliance avec dʼautres nations - Russie, Chine et Inde pour commencer - capable de défaire ce mal, qui est connu aujourdʼhui sous le nom dʼEmpire britannique, peuvent prévenir la catastrophe qui sʼannonce.

Nous devrions commencer par le Glass-Steagall et les propositions de LaRouche qui sʼy rapportent, qui mettront immédiatement en faillite le groupe Inter-Alpha et ses pairs, et mettront un terme à leurs actions de prédateurs. Nous devrions aussi nous saisir de tous les comptes, bureaux et documents des banques du groupe Inter-Alpha à lʼintérieur des États-Unis et les passer au peigne fin.

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Ce sont des mesures nécessaires, comme lʼest le reste des mesures du plan LaRouche, mais elles ne se suffisent pas à elles- mêmes. Nous devons aussi réserver une attention particulière à la compréhension de nos imperfections, qui permirent au groupe Inter-Alpha et à ses maîtres de se jouer de nous, de nous persuader par la ruse de détruire lʼéconomie la plus productive que le monde ait jamais vue, et de livrer notre nation à cette bande, à Wall Street, de parasites fous et rapaces.

Les escrocs comprennent que lʼon ne peut pas tromper lʼhomme honnête, aussi cherchent-ils les gens désespérés, cupides, prêts à succomber à toute sorte de charme pour rien. Ils vous corrompent pour que vous vous joignez à leur plan, et cʼest seulement une fois lʼescroquerie faite que vous réalisez que vous avez été le pigeon. Ceci est essentiellement ce qui nous a été fait. Lʼescroc était partout, aidé par tous les instruments et les ruses de lʼEmpire, mais, à la base, nous fûmes escroqués en tant que nation.

Nous aurions davantage à dire au sujet du groupe Inter-Alpha. Mais ce rapport nʼest quʼune vue dʼensemble, qui exclut de nombreux éléments importants. Néanmoins, la nature de cette entreprise criminelle et de cette mission anti-humaine, a maintenant été révélée, et ceci constitue la première étape vers lʼépuration de tout cela.


[1Ainsi il n’est pas étonnant de voir Jacques Delors, ministre de l’Économie et des Finances de François Mitterrand, faire disparaître un an après la distinction fondamentale des activités bancaires en créant, le 24 janvier 1984, des entités à vocation universelle appelées « établissements de crédit ». Cette distinction entres les diverses activités de banques avait été instituée en France le 2 décembre 1945 (loi 45-15), à l’image de la loi Glass-Steagall adoptée en 1933 aux États-Unis.

En 1984 également, alors qu’Alan Greenspan était directeur de JP Morgan, une équipe de cette banque prépara en interne une étude intitulée Rethinking Glass-Steagall (Repenser Glass-Steagall), plaidant pour l’élimination pure et simple de la loi Glass-Steagall.