Writings of / Ecrits de Lyndon LaRouche
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Concrètement, qu’était-ce que le génie ? : Nicolas de Cuse, Kepler et Shakespeare

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Nicolas de Cuse (1401-1464), Johannes Kepler (1571-1630) et William Shakespeare (1564-1616), ont représenté, à leur manière unique, le principe de l’hypotyhèse vicariante, ou métaphore, c’est-à-dire une contradiction dans la perception sensorielle.

La crise économique américaine d’août et septembre 1971, fut le point de départ d’une phase véritablement révolutionnaire de mon existence. Depuis les assassinats successifs du Président John F. Kennedy et, un peu plus tard, de son frère Robert, un pré-candidat présidentiel, les États-Unis s’étaient embourbés dans le déclenchement d’une stupide guerre américaine en Indochine, une guerre de l’ère post-Kennedy.

Pour le général Douglas MacArthur, le plus grand stratège militaire américain de cette époque, le déclenchement de cette guerre inutile en Indochine constituait, par ses effets, un crime impardonnable contre les intérêts stratégiques vitaux des États-Unis : un pas fatal dans la trappe stratégique d’origine britannique qu’était la « Guerre du Vietnam ».

D’emblée cette guerre avait été inutile, une guerre qui avait orienté les États-Unis, à l’instar d’autres guerres où ils s’engagèrent ensuite, avec d’autres, vers ce qui deviendrait clairement reconnaissable comme le déclin, sans fin jusqu’à présent, de l’ensemble de la zone transatlantique, déclin qui s’étend sur des décennies. Ainsi, faisant écho à la folie anglo-américaine d’Indochine, Tony Blair, « cet impudent criminel » (aux ordres, donc, de la reine d’Angleterre à l’époque) organisa, frauduleusement, une guerre longue et totalement inutile en Iraq (entre autres) depuis laquelle le déclin du monde s’est encore accéléré, au point de se transformer en une quasi-chute libre économique, morale et culturelle, un plongeon qui nous entraîne, maintenant, vers l’arrivée soudaine et très prochaine du début d’une catastrophe thermonucléaire d’une ampleur pratiquement mondiale.

Le facteur thermonucléaire

Depuis ce que tout stratège compétent a toujours compris comme étant l’insensé bombardement nucléaire d’un Japon déjà essentiellement vaincu, tout stratège américain compétent (ce qui n’inclut évidement pas des dupes britanniques comme Harry Truman) a reconnu que le fait de déployer l’attirail de guerre nucléaire en fonction de cibles qui incluent l’Union Soviétique, représentait une des premières expressions d’un désir de viser, à des fins impériales, ce qu’on voulait qui deviennent au bout du compte, et ce à court terme, des cibles thermonucléaires et, en conséquence, ils ont fait savoir aux hauts responsables cette simple vérité, que toute action du type de la guerre du Vietnam, mène à la menace de conséquences thermonucléaires.

A vrai dire, la totalité des résultats stratégiques de ce qu’on appelle la « Deuxième Guerre mondiale » reposait, au moment des ultimes combats de cette guerre, sur le fait que le Président Franklin Roosevelt puisse, comme l’avaient présumé les meilleurs patriotes américains, incluant ceux de l’OSS, être au gouvernail de la politique américaine à ce moment crucial, plutôt que ceux qui le détestaient comme Winston Churchill et Harry Truman dont les organisations combinées avaient déjà adopté une orientation où, en réalité, avait été mis en marche, le processus d’une nouvelle guerre mondiale, exactement comme aujourd’hui.

Le résultat de la politique de Churchill et de cette excroissance de la politique impériale Britannique, est donc devenu, aujourd’hui, cet espèce d’enfer qui accompagne ce présent empire mondial qui obéit à la tradition intrinsèquement maléfique de la dégénérescence impériale anglo-hollandaise ; une dégénérescence qui, considérée dans son ensemble, continue encore aujourd’hui de répandre son type particulier de chaos infernal à travers le monde.

D’autres aspects importants doivent être considérés au sujet de cette question que nous continuons d’examiner ici :

La crise financière de l’été de 1971, qui, en réalité, était moins celle des États-Unis que de Wall Street, discrédita pour quelque temps, la réputation de pratiquement tous mes principaux rivaux dans l’art de la prévision économique. Cette situation persista durant la plus grande partie des années 70 et même légèrement au delà. Ainsi, le 2 décembre 1971, à Queen College, lors d’un débat fameux dont j’étais censé faire les frais, il fut démontré hors de tout doute aux États-Unis, en Grande Bretagne et ailleurs, du moins, apparemment, pour aussi longtemps que survécut la pénible mémoire de 1971, que mes méthodes de prévision avaient permis d’obtenir des résultats d’une qualité unique ; alors qu’au contraire les marchés financiers de l’économie américaine et les meilleurs économistes britanniques s’étaient lamentablement fourvoyés. Lorsqu’on considère l’historique de cette question jusqu’à aujourd’hui, il est évident que durant toute cette période, l’économie réelle nette par tête aux États-Unis et en Europe (entre autres) n’a jamais connut de reprise économique- de ce moment jusqu’à aujourd’hui. Le sort du monde aujourd’hui dépend exactement de cette même question. Le monde, et en particulier la région trans-Atlantique, est ainsi menacé par la perspective de la disparition abrupte de tout ce que le terme « civilisation » a signifié jusqu’à aujourd’hui : à moins que les changements nécessaires ne se produisent de façon relativement soudaine. Entre-temps, la région trans-Atlantique est déjà dans une torpeur profonde et prolongée, et elle se dirige présentement, de plus en plus rapidement, vers ce qui continue d’être la perspective d’un très sévère et très long Âge des Ténèbres.

A partir d’ici, où peut donc se diriger notre monde malade ?

Les options possibles

Ainsi, par exemple, il devrait être évident que la crise financière qui éclata d’abord à l’été de 1971 était le résultat d’un type de pratique prévisionnelle qui, quoique utilisé de façon généralisée par la plupart des principaux économistes américains et britanniques, était, pour des raisons systémiques, incompétent, et c’est ce même facteur qui explique l’affolement qui a caractérisé, depuis cette époque, le comportement de la plupart des présidents américains sur les questions financières. Les choses n’en restèrent pas là. Et le résultat fut que la situation continua de se détériorer jusque dans la plus grande partie de la seconde moitié des années 80, pour en arriver à ce qui est, jusqu’à maintenant, le plus désastreux des cas, 16 années -presque une génération- de présidences pitoyables, celle de George H. W. Bush, en réalité un simple laquais britannique, puis celles de George W. Bush, Jr. et Barack Obama. Ainsi, les États-Unis se trouvent présentement plongés, en fait, et ce de plus en plus profondément, dans un courant de grande dégénérescence intellectuelle, économique et politique qui mène à une dépression généralisée où se combinent la pire dégénérescence morale et la pire dégénérescence économique (physique et financière) de toute l’histoire moderne des États-Unis.

Les faits indiquent donc, et ce jusqu’à l’instant présent, que si la tendance actuelle de la région trans-Atlantique se maintient, les présents systèmes économiques de l’espèce humaine seront, en toute probabilité, annihilés, et ce à court terme, dans la mesure où, bien sûr, les présentes tendances politiques se poursuivent jusqu’à ce qui apparaît, pour l’instant, comme leur probable conclusion1. A ce sujet, la forme la plus probable que risque de prendre dans l’immédiat cette catastrophe de plus en plus probable est celle d’un désastre économique hyperinflationniste d’ampleur mondiale. Si cette évolution se maintient, cette annihilation nous frappera de plein fouet, très bientôt, soit en raison de l’effondrement de l’économie physique sous la présente poussée d’une hyperinflation croissante, soit en raison du potentiel présentement grandissant de guerre thermonucléaire mondiale, une guerre qui constitue déjà, en toute probabilité une perspective très prochaine, et qui, à vrai dire, a constitué depuis longtemps, une perspective croissante, au point de représenter présentement une quasi certitude.

Il est du domaine public que, depuis ma première prévision décisive de type systémique, faite en ma qualité d’exécutif d’une grande société de consultants, toutes les prévisions à moyen ou à long terme que j’ai moi-même exprimé publiquement, ont été couronnées de succès. En apparence, mes succès les plus importants à ce sujet ont représenté, principalement, une démonstration de l’incompétence systémique intrinsèque des principales institutions monétaristes, et des autres prévisionnistes centrés aux États-Unis et en Europe en 1971, ainsi que celle, hélas, de leurs dupes, jusqu’à ce jour peut-être1. Un usage approprié de la déduction appliqué à ces faits mène à la vérité élémentaire sur cette question : les institutions financières trans-Atlantiques qui président aux destinées du monde (c’est-à-dire celles des Anglo-Américains) et leurs complices, ont, en général, été totalement incompétentes depuis la mort de Franklin D. Roosevelt. C’est encore le cas, comme on le voit aujourd’hui, alors que les puissances trans-Atlantiques ne font rien d’autres que d’accentuer ce qui est déjà la pire crise monétaire hyperinflationniste de l’histoire moderne.

Aux racines de la science moderne

A la fin des années 70 et au début des années 80, j’avais fait porté mes efforts sur deux sujets très remarquables qui entretenaient d’étroites relations et qui portaient tous deux sur les processus historiques de cette période. Mon attention se portait sur l’importance des perspectives de progrès en fusion thermonucléaire d’une part, et d’autre part sur une réévaluation rétrospective de ce qui constituait alors, pour moi, des principes nouveaux bien qu’ils aient été présentés pour la première fois bien des années auparavant par le plus grand génie de son époque, le même Nicolas de Cuse qui a été, en fait, la principale personne à l’origine de la plus grande des trop brèves renaissances que nous connaissions jusqu’à maintenant. Chaque étape fondamentale du progrès depuis ce qui a été nommé « La Renaissance d’or » a reposé (et repose encore) sur les fruits de l’héritage originellement centré sur cette « Renaissance d’or » dans laquelle Nicolas de Cuse s’est illustré, avec toutes les conséquences que cela implique, comme le principal facteur individuel des prouesses de ce dont on se souvient sous le nom de « Renaissance d’or ».

Le résultat

Alors que j’élabore ces sujets que je viens de présenter, il faut considérer, une fois de plus, sommairement, à l’aide d’analogies, ce qui suit. Je commence ce compte rendu ici, avec une référence préliminaire au sujet de ce qui distingue l’esprit humain en tant que tel, du « simple cerveau humain ». Les cas de Nicolas de Cuse, de son successeur, Johannes Kepler, et du William Shakespeare de la maturité, sont tous des cas typiques appropriés pour faire ressortir certains aspects des principes que j’accentuerai dans les pages qui suivent.

En fait, on peut faire remonter les erreurs de politique générale auxquelles j’ai fait référence ici, à la mort du président américain Franklin D. Roosevelt, ou aux assassinats combinés de John F. Kennedy (en Novembre 1963) et de son frère, un très probable candidat présidentiel, Robert Kennedy (le 6 juin 1968). Ces assassinats ont constitué, par leurs effets, une malédiction persistante qui a constamment pesé depuis lors sur les États-Unis. En conséquence, ce sont les États-Unis mêmes qui ont été maudits, et ce, en fait, pendant toutes ces années qui se sont écoulées jusqu’à aujourd’hui.

En ce qui me concerne, il ne fait aucun doute, que j’aie bel et bien fait une telle prévision à long terme.

Sur l’art de la prévision

Par exemple, revenons au sujet de Douglas MacArthur : depuis le début de la guerre américaine en Indochine, à laquelle le Président Kennedy, en accord avec le général Douglas MacArthur, son illustre conseiller stratégique de l’époque, s’était fermement opposé, l’effet qu’a eu sur nous l’assassinat du Président Kennedy (auquel s’ajoutait la perte de l’héroïque Douglas MacArthur peu après) a été un déclin soudain et profond de l’économie américaine qui a duré plusieurs décennies, tendance qui était devenue plus significative pour ses effets sur la culture américaine à cette époque, et qui s’est aussi poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Toute opinion contraire sur cette question relèverait de la pure bêtise. La version officielle frauduleuse des circonstances de l’assassinat du Président John F. Kennedy a été et reste à l’origine de la résurgence mondiale des crises économiques systémiques, et celle-ci a, à son tour, été la cause du persistant déclin de l’économie américaine depuis le début de la « dissimulation » systémique des circonstances entourant l’assassinat du Président John F. Kennedy.

Tout effort compétent pour expliquer le déclin de l’économie mondiale, gagnerait à se concentrer sur les cas aux tendances communes des principales économies nationales de la zone transatlantique sur lesquelles s’étend l’influence dominante des Britanniques. Au sens strict, la chaîne des événements qui mènent aux causes de cette situation catastrophique laisse voir une intention, que ce soit en vertu d’une planification ou en vertu d’une négligence préméditée. La cause principale et permanente des crises successives de ce type depuis la mort inopportune du Président Franklin D. Roosevelt se situe dans une grande imposture volontaire. Il s’agit d’un type de fait dont on peut souvent trouver l’origine dans l’histoire, comme par exemple, de façon très utile pour nous, dans celle de l’Empire Romain.

Considérez le cas historique, encore très pertinent aujourd’hui, de l’effondrement relatif de l’économie américaine sous l’influence de l’autorité nominale du misérable scélérat qu’était le Président Andrew Jackson. Jackson, comme en témoigne la documentation disponible, était en fait une dupe des Britanniques, et ses talents personnels pour ce qui relève, à toute fin pratique, de la trahison, en font un excellent exemple, un exemple qu’on peut faire remonter à un cas d’une pertinence typique pour remonter aux racines typiques qu’on peut correctement voir avec la chute de l’empire Romain, comme avec le modèle de l’Empire Britannique ou celui de la naissance de l’Empire Britannique, qui a été engendré par la dynastie de Guillaume d’Orange, lequel a créé l’Empire Britannique en tant que ce qui a subsisté, jusqu’à ce jour, comme l’élément prédominant et organisateur de la région trans-Atlantique (entre autres), empire qui reste la principale source de ces réels actes de trahison qui ont accablé de façon répétée nos Etats-Unis.

Ce modèle mondial a été le véritable responsable de la folie qui s’est emparée, par intention ou négligence, de pratiquement toutes les nations modernes de la planète aujourd’hui, incluant, entre autres nations à considérer, la Russie. Le problème est d’avoir accepté ce qui est identifiée de façon « euphémique », comme une croyance au monétarisme : la sotte croyance au « pouvoir de l’argent comme tel », en tant que standard de valeur. Toute nation gouvernée de façon réellement compétente interdirait, comme les États-Unis d’Alexandre Hamilton l’ont fait, tout ce qui ressemble à ce monétarisme qui s’est, par exemple, généralement imposé comme le système prédominant, et qui continue, par conséquent, de chercher, comme maintenant, à détruire les Etats-Unis et ses institutions politiques par l’intermédiaire de ces institutions mêmes. L’argent en soi n’a aucune valeur intrinsèque : c’est une chose que le président George Washington et Alexander Hamilton, un économiste dans toute l’acception du terme, reconnaissaient et qu’ils ont démontrée d’une façon parfaitement satisfaisante. John Quincy Adams en a fait autant, et la même chose est vraie de certains cercles du président Abraham Lincoln, et de certains autres qui incluent le très exceptionnel Président Franklin D. Roosevelt. Malheureusement, l’histoire des Etats-Unis ne manque pas de responsables de haut rang qui ont à leur actif des accomplissements intellectuels et moraux considérablement moindres.

Une thèse :

I. L’esprit humain

A partir de ce point du rapport, alors que nous nous tournons vers le caractère très spécial du nouveau sujet que nous introduisons ici, il est désormais absolument essentiel de comprendre clairement qu’il faut savoir faire la distinction entre des qualités très particulières d’importance. Pour débuter cette entreprise où nous nous embarquons ainsi maintenant, il faut, à partir d’ici, se poser une question essentielle, et en fait révolutionnaire, au sujet de la science. Elle pourrait se formuler ainsi : « Qu’est-ce qui aurait dû être reconnu comme preuve de ce caractère unique de l’esprit humain, qui le distingue absolument du simple cerveau d’une créature humaine ou de celui d’une créature appartenant à une catégorie de vie inférieure ? » A ce propos, nous devons souligner le fait suivant : tout jugement basé sur un quelconque ensemble de fonctions qui restent confinées dans les limites de ces sujets attribuables à l’action de ce qui est « conventionnellement » défini comme étant purement et simplement le cerveau biologique vivant, est d’une qualité relativement inférieure.

Cette qualification pertinente que contenait ma réplique à cette question, insiste sur le fait que la preuve de la qualité des découvertes authentiques et absolument supérieures effectuées par un principe mental réel et vivant, lequel définit, à toute fin pratique, ce qu’est l’esprit humain, se situe dans ces découvertes qui sont ontologiquement distinctes de ces sortes de découvertes pertinentes passées, qui sont d’un type de découvertes préexistantes et qui sont d’une nature simplement conventionnelle. Cette spécification nécessaire ne se confine pas aux véritables découvertes de ce que sont de véritables principes universels. De ce même point de vue, l’entité inférieure est « le cerveau en tant que tel qui est l’objet d’une naïve surestimation  ». Celui-ci, en général, devrait être traité comme un sujet qui est exclu de la réalité supérieure et ontologiquement distincte du « véritable esprit humain  »4. Ces deux entités devraient être reconnues comme appartenant à des catégories respectivement supérieures et inférieures, qui sont distinctement séparées mais qui interagissent dans un cadre de conflits, comme je vais le montrer ici.

Par exemple : William Shakespeare a aussi prouvé, à sa façon, quelque chose qui est extrêmement pertinent à propos du savoir humain sur cette question 5.

Ainsi, comme dans le cas des exemples soigneusement choisis de Max Planck et Albert Einstein, les découvertes de véritables principes physiques originaux (ou d’autres principes comparables), étaient fréquemment, en ce qui les concerne, des découvertes de solutions aux problèmes associés à certains principes universaux, découvertes de principes qui constituent de grands accomplissements en soi ; mais qui, néanmoins, sont des accomplissements qui, comme les meilleurs d’entre nous peuvent le constater, restent en grande partie inachevés sur des points essentiels. Je veux dire, comme je l’expliquerai dans l’argument qui suit, que nous avons maintenant besoin d’un standard beaucoup plus agressif pour trouver des solutions aux apparentes contradictions que présentent ces catégories. Nous parlons de solutions n’ayant pas réellement existées auparavant dans le savoir existant, avant l’apparition d’une découverte absolument unique qui a été présentée à un moment où les découvertes l’ayant précédées directement avaient été prouvées périmées par une découverte d’une nouvelle conception complètement originale d’un principe réellement nouveau qui avait alors été faite et démontrée en tant que principe d’action relativement nouveau qui venait d’être introduit.

Cette solution à laquelle je viens de faire allusion, n’apparaît, à en juger par les meilleures indications disponibles, que dans ces facultés rarement vraiment comprises, qui appartiennent à la catégorie supérieure de l’esprit humain. Comme je le montrerai, par étapes successives, les éléments les plus décisifs de la preuve proprement dite que je vais présenter, couche par couche, sont basés sur le fait que la fausse croyance en une notion de « certitude sensorielle », est à la racine de chaque présomption de fausse certitude qui est commune à l’humanité. Ce savoir est ancien et pourtant il est peu connu ; cependant les découvertes successives de Nicolas de Cuse et de son disciple, Johannes Kepler, permettent de comprendre clairement, par étapes successives, la folle erreur systémique qui se trouve incorporée dans la croyance en une « perception sensorielle » qui serait « évidente-en-soi ». Je continuerai d’insister sur cette distinction, mais étape par étape, dans ce chapitre-ci et les suivants. Le cas, comme vous devriez pouvoir le découvrir, avec la réflexion appropriée, est déjà essentiellement démontrable, au sens où c’est un fait qui a été correctement défini, comme j’en présenterai les principaux aspects un peu plus loin dans ce présent chapitre. D’autres précisions pertinentes suivront.

Il devrait être évident que l’argument que je veux faire ressortir nécessite davantage qu’une simple explication. C’est là un sujet que j’introduis progressivement dans la suite de ce chapitre.

D’abord, à propos de cette question que je viens d’introduire, un peu plus haut, je présente ce qui suit.

Pour rendre plus accessibles les véritables découvertes originales en science physique, comme celles que recèle, entre autres, le De Docta Ignorantia du Cardinal Nicolas de Cuse, on peut se tourner soit vers les travaux de son disciple, Johannes Kepler, où il présente et défend de façon détaillée l’intention réelle qui sous-tend la notion de l’hypothèse vicariante (voir appendice) telle qu’il l’a lui-même conçu, ou soit vers la façon dont cette même intention est complétée par les fonctions de même type qui sont assignées à la métaphore en composition artistique Classique. L’interprétation habituelle et populaire des écrits de Kepler sur ce point est erronée, et ce pour une question de principe.

Il est essentiel de reconnaître que l’expérience que fait l’esprit humain de la fonction de la perception sensorielle, ne doit pas être traitée comme étant une « évidence-en-soi ». Pour mieux comprendre cette question nous devons nous pencher sur le sujet d’une véritable métaphore.

Pour ce qui est de la métaphore, prenons comme exemple explicite, le sujet des tragédies de William Shakespeare, tel qu’exprimé par la façon exemplaire dont il a introduit le principe essentiel du « Choeur » dans Henri V (où « Chœur » est un personnage jouant le rôle du chœur de la tragédie grec -Trad.). On pourrait aussi prendre, de façon similaire, l’insertion du même principe ontologique formel dans les compositions Classiques tel qu’on le retrouve au cœur de la trilogie de Wallenstein de Friedrich Schiller, et, quelques siècles plus tard, dans l’accomplissement le plus extraordinaire de Wilhelm Furtwängler, sa fameuse exécution, après la Deuxième Guerre mondiale, de la Neuvième Symphonie de Schubert. Telle est la marque de toutes les grandes découvertes exprimées en science ou dans les grandes compositions Classiques et leurs exécutions réussies. C’est ce type de découvertes d’une originalité unique, et leurs exécutions, qui définit ce qui distingue la création des simples entrailles de la déduction.

Ces dernières observations mènent à une conclusion additionnelle qui est de cette nature qui est proprement considérée comme une génération noétique occasionnée par la véritable découverte de nouveaux principes physiques, ou, par des accomplissements du même type en composition artistique Classique, génération qui caractérise l’utilisation rigoureuse du terme découverte créatrice (par exemple originale) : la plante était morte, mais la progéniture du futur déjà créé fleurit encore1. Une allégorie apparente comme celle-là, identifie ce qui distingue essentiellement l’esprit humain des croyances attribuées aux bêtes, ou aux systèmes d’opinions humaines présentant des déficiences graves.

Je viens ainsi d’énoncer l’idée générale du cas. Maintenant j’explique de la façon suivante.

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Wilhelm Furtwängler, en janvier 1951, avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne.

Ce qui distingue de façon particulière l’esprit humain de l’esprit des espèces vivantes inférieures, se situe, en ce qui a trait à la présente discussion, aux racines de la civilisation scientifique de l’Europe moderne et aux sources de son évolution. On peut reconnaître ce caractère distinctif comme étant cette impulsion créatrice qui, de façon manifeste, s’exprime comme la meilleure qualité de notre présent savoir : Je fais allusion à cette caractéristique connue qui distingue l’espèce humaine vivante de toutes les autres espèces vivantes présentement connues.

C’est la même caractéristique qui permet à l’esprit de l’individu humain de choisir une opportunité créatrice implicite. Il le fait, d’une façon qui est unique, en tant qu’espèce individuelle, lorsqu’il est montré que nous avons saisi l’opportunité de devenir, comme par un changement qualitatif, un individu de ce qui constitue pratiquement, par ses caractéristiques propres, une espèce nouvelle (par rapport aux principes « statiques » d’une espèce de vie dont les états précédents étaient relativement inférieurs), plutôt qu’une simple variété nouvelle et indépendante de la même espèce. C’est-à-dire, qu’une qualité de développement ou d’autodéveloppement intrinsèquement noétique marque alors la personnalité de l’individu humain. Il s’agit d’une condition qui, lorsqu’elle est imposée de façon réussie à la capacité d’incarner une nouvelle espèce d’individualité fonctionnelle, est caractéristique d’une « personnalité créatrice »1.

Il faut souligner à propos du type de cas que nous avons présenté ici jusqu’à maintenant que : chaque personne individuelle devrait chercher, en elle-même, à apporter une contribution significative à la liste grandissante d’enrichissements de l’espèce humaine dans sa totalité élargie de manière fructueuse et ontologique.

Quelques fragments d’explications

Comme je l’ai déjà souligné en d’autres occasions, les implications d’un examen plus avancé de l’espace du système solaire sont telles qu’elles ne peuvent être appréhendées de façon compétente, à moins de reconnaître un certain fait que connaissaient déjà de façon spécifique certaines sommités de l’histoire comme Johannes Kepler et William Shakespeare : je fais allusion à la découverte qu’a faite Kepler du principe de l’hypothèse vicariante 8 et au cas connexe de la découverte, par son contemporain, William Shakespeare, du principe fonctionnel du choeur, qui a été démontré « expérimentalement » en public pour la première fois avec le Henri V de Shakespeare.

D’un point de vue pédagogique, Henri V est le point de référence le plus commode pour ce que nous cherchons à faire ici, puisque, comme toute véritable composition artistique Classique, il reflète un principe de psychologie humaine généralement fondamental et pratique. La même relation au déroulement de la pièce (N.D.T.-LHL dit seulement : « la même relation au progrès », il ne spécifie pas « progrès de la pièce »)) qu’on trouve dans des cas comme celui du rôle que Shakespeare attribue au personnage Chœur, se trouve aussi dans la trilogie Wallenstein de Friedrich Schiller, ou dans les Préludes et Fugues de Johann Sébastian Bach, ou dans ce tour de force unique qu’exécuta Furtwängler après la Deuxième Guerre mondiale lorsque, guidé par une extraordinaire qualité de compréhension intuitive, il dirigea la Neuvième Symphonie de Schubert.

La différence entre vérité et « certitude sensorielle », se situe dans le fait que les processus de perception sensorielle sont simplement les matériaux des caprices de ces croyances sans fondement qui sont, en réalité, comme Shakespeare l’a démontré avec son Henri V, de simples ombres projetées par des perceptions sensorielles, et non pas « l’objet véritable ». On peut comprendre cette distinction d’une façon efficiente, seulement après que nous ayons reconnu que les perceptions sensorielles ne sont justement que des perceptions sensorielles, comme Johannes Kepler et William Shakespeare le reconnaissaient, Kepler, en reprenant les idées du De Docta Ignorantia de Nicolas de Cuse, et William Shakespeare, en présentant sciemment la signification de ce qu’est simplement la perception sensorielle plutôt que la cause efficiente. L’appréhension de la vérité ne se situe pas dans les simples perceptions sensorielles, mais dans le fait de reconnaître le « facteur » de la certitude de l’incertitude des sens, précisément comme Kepler le définit avec son hypothèse vicariante, et comme Shakespeare le fait en mettant l’emphase sur le principe universel d’incertitude sensorielle, avec son utilisation, par exemple, de Chœur qui accomplit, en réalité, la même intention.

La véritable science et les procédés du véritable art Classique, sont le trait commun de la plus haute catégorie connue d’une science véritablement créatrice. C’est là la signification pratique de l’expression « la composition artistique classique, à la fois pour la physique et pour la composition artistique ».

« En d’autres mots, » c’est la croyance en une « certitude sensorielle » littérale qui est simplement l’ombre de ce qu’elle n’est pas en réalité. Pour atteindre la vérité réelle à propos du contenu d’une matière, nous devons abandonner l’emphase sur la perception sensorielle et reconnaître que c’est la perception sensorielle qui est en réalité simplement l’ombre de l’événement, et non pas ce que l’organe de vérité appréhende.

L’utilisation de la perception sensorielle par des individus humains doit être considérée du point de vue de Kepler lorsque, en bon disciple du De Docta Ignorantia de Nicolas de Cuse, il conçoit et énonce le principe de l’hypothèse vicariante. On peut aussi considérer l’endroit où se situe la racine de la signification que désirait exprimer J.S. Bach dans ses ensembles Préludes et Fugues : le principe de la métaphore a les mêmes implications qu’on retrouve incorporées dans la méthode de Bach. Chacune des expressions réellement compétentes de l’intention du compositeur classique doit être située similairement : c’est-à-dire dans le concept de l’intention ou de la signification recherchée par le compositeur classique ou par son interprète. Ainsi les oeuvres de Franz Liszt et de ses disciples manquent intrinsèquement de véritables intentions compositionnelles : leurs auteurs substituent la « littéralité » de l’intention qu’ils choisissent, à une réalité qui existe comme réalité seulement à « l’endroit » où se trouvent les intentions que nous appréhendons chez Cuse, Kepler, Shakespeare et compagnie. C’est le motif, l’intention motivante, qui est la vérité exprimée par l’action humaine volontaire. Les tribunaux finiront peut-être par reconnaître l’erreur intrinsèque qui s’insinue dans la présentation de ce qui est généralement préféré comme preuve. Si ce que nous avons dit plus haut était pris en compte, alors la preuve serait potentiellement beaucoup plus claire, voire même absolument claire, et elle pourrait alors devenir de façon appropriée l’acteur de la preuve, et, aussi, souvent, elle pourrait constituer, la plaidoirie du crime réel.

Comme les deux ensembles de préludes et fugues de J. S. Bach le démontrent dans la pratique, c’est l’exécution faite en accord avec l’intention de Bach lui-même, et non pas le « choix » d’une « simple interprétation fidèle » de la partition, qui définit la signification que Bach avait l’intention d’exprimer, quelque honorable que soit par ailleurs la partition imprimée en elle-même. La caractéristique principielle de mon argument sur l’interprétation de l’oeuvre de Bach, qui doit être basée sur la vérité des intentions, peut être correctement reconnue si on considère avec perspicacité le génie créatif véridique et transcendant de l’interprétation, absolument unique à ce jour, que Wilhelm Furtwängler a faite dans l’après-guerre (supérieure même à ses autres interprétations de la même œuvre) de la Neuvième Symphonie de Schubert. Cette édition d’une espèce unique de l’interprétation de Furtwängler de cette pièce est la meilleure définition de la frontière du principe musical classique.

La prouesse de Furtwängler nous apprend encore ceci : le caractère systémique de l’incapacité que montrent même les artistes de grand talent de s’exprimer comme Furtwängler l’a fait lorsqu’il a dirigé cette interprétation remarquable et unique de cette pièce spécifique de Schubert, témoigne du fait que rien de comparable n’a, apparemment, été accompli à nouveau en musique, depuis cette époque. Nous devons considérer ce fait comme étant dû moins au principe Classique des compositions et de leurs interprétations, qu’au fait que Furtwängler ait été le dernier chef d’orchestre capable de remettre en question les déficiences relatives des capacités de ceux-là mêmes qui sont relativement les meilleurs, mais qui se trouvent incapables d’oser se hisser à la qualité scientifique d’une découverte de principe, alors que ce que Furtwängler a réussi avec cette merveilleuse interprétation, constitue, du point de vue historique, le « chant du cygne » de la créativité musicale de cette période jusqu’à aujourd’hui. Notre époque, si on considère les générations qui la forment, est l’héritière de l’ère du Président Harry S Truman ; contrairement à ceux qui se souviennent de Furtwängler ou de Franklin D. Roosevelt, la présente génération vit plutôt, du point de vue moral, dans un nouvel Âge des Ténèbres qui ressemble beaucoup à la mort.

En fait, depuis l’ère de Truman et Churchill, y compris la présente ère de l’infâme ministre Britannique Tony Blair, nul autre n’a osé remettre en question la décadence de leur propre époque, telle qu’elle apparaît sous la forme de fraude et de boucherie que continue de perpétrer effrontément Tony Blair, grâce à ses connections en tant que quasi-maître du spectacle des horreurs sataniques qui peuplent ce qui est, en fait, le cabinet britannique du président Américain Barack Obama. Pour les nations partenaires de la zone transatlantique, la cause de la raison ne fait plus réellement partie de ce qui est considérée comme la civilisation aujourd’hui ; ceux qui espèrent devenir des Nérons modernes, ou ceux qui veulent leur succéder, sont ceux qui, ces derniers temps, ont occupés les postes les plus en vue des principales nations de la région transatlantique et des nations qui y sont associées.

Il faut espérer que davantage de responsables du gouvernement américain décideront de reconquérir leur honneur perdu.

Le sujet de la créativité humaine

Ce que j’ai écrit ici jusqu’à maintenant n’a touché que d’une façon implicite au sujet de la créativité humaine.

Les embryons de sujets que je présente ici, dans leur gestation, en quelque sorte, ont un aspect particulièrement utile pour les objectifs que je poursuis ici. Je veux dire qu’il est essentiel, que nous prenions d’abord en compte le fait que la notion même d’une forme d’existence purement géométrique dans l’univers, est, lorsque prise littéralement, une maladie, et non pas un triomphe de la science. Pour présenter cette question particulière d’une façon efficiente, il est suffisant de reconnaître que, comme je l’ai déjà indiqué dans ce rapport, l’univers n’obéit pas aux présomptions réductionnistes d’une arithmétique pure se faisant passer pour des principes. Pour nous, tout ce qui existe possède la qualité spécifique de mouvement qui coïncide avec la notion de vie, que cela apparaisse comme étant vivant ou non. Pour reformuler cette question de savoir classique dans sa forme la plus élégante : rien n’existe à part le changement ! La vie, considérée sous un jour adéquat, nous est connue comme quelque chose qui coïncide avec un principe universel supérieur qui est attribué à Héraclite, des mesures successives de progrès en évolution permanente, en particulier à propos de l’univers que nous connaissons à travers l’expérience que nous en faisons.

Le substrat de l’existence, est lui-même un tel écho d’un principe qui sous-tend celui de la vie. La notion de vie, par conséquent, ne repose pas sur la notion d’un état habituel de fixité, comme celui que montre de vieilles chaussures, « d’uniformité », mais sur celle de changement. L’univers, tel que nous le révèle notre vécu, n’est en aucune façon indépendant d’une telle notion d’un ordonnancement principiel « de changement permanent ». La vie, en particulier la vie humaine, et plus particulièrement les états créatifs d’auto-développement de la vie humaine, est, pour nous, à ce point de notre savoir, le principal point de référence pour toutes choses – au moins pour toutes choses ayant trait à notre existence.

Une certaine politique

De plus, pour nous, qui prenons en compte le sujet que j’ai promu ici, la capacité de la volonté humaine d’altérer le cours de l’univers dans lequel nous vivons, est un facteur qui gouverne les potentialités spécifiques de l’humanité, dès le départ, comme étant quelque chose d’unique pour ce qui est de notre présent savoir et de notre présente pratique. C’est le fait que nous avons été rendu capables, de changer les principes d’action humaine, et de démontrer que ce fait prouve une activité croissante de transformation relativement universelle et de révolutions qualitatives en progrès, qui nous incite ardemment, si nous sommes bons, à changer, sous un certain rapport, l’univers que nous habitons sans se soumettre à la tradition pour le simple amour de la tradition.

La sélection de ce point de vue pour notre discussion apporte à notre espèce humaine une pertinence que ne nous ferait pas connaître autrement l’expérience que nous faisons de la vie.

Il faut donc souligner que nous devons exercer un contrôle de plus en plus efficient sur les aspects essentiels de cet univers que nous habitons ; nous habitons un principe déterminant mais en auto-évolution, par lequel nous sommes mesurés de façon appropriée et par lequel nous devons aussi mesurer. C’est notre destinée en tant qu’humain, et c’est aussi l’effet de nos obligations. C’est un absolu qui est apparemment en mouvement permanent, par lequel nous devons nous mesurer nous-mêmes, si nous sommes suffisamment sages pour le faire. Ce qui permet de nous montrer à nous mêmes ce que nous sommes réellement, c’est le fait que nous pouvons exercer le contrôle sur le processus qui gouverne notre auto-développement en évolution permanente. Il faut de toute nécessité garantir que ce développement devienne orienté vers ce que nous pouvons reconnaître comme étant « à la hausse » ; en d’autres mots, la précondition de la survie de l’humanité inclut l’exigence d’accroître au maximum la « densité du flux énergétique » des pouvoirs noétiques et de l’effet de la créativité humaine ; c’est là, en général, la précondition essentielle et permanente de la perpétuation de l’humanité.

Formuler les choses de cette manière, est la façon la plus utile de se présenter le cas les uns aux autres. Ainsi, par exemple, l’empire anglo-hollandais doit, naturellement, être vu, à ce moment présent, comme la menace « verte » la plus mortelle à la prolongation de l’existence de l’espèce humaine. Si Satan existe, c’est cet empire qui l’est ou alors cet empire est son envoyé.

Assez sur ce sujet, ce que j’ai dit dans les paragraphes précédents de cette section nous amène à l’étape suivante.

Sélection de deux formes de vie :

II. La vie en tant que telle, et la vie en tant qu’esprit

Dans cette phase du rapport, j’ai choisi d’identifier une façon de focaliser l’attention pour traiter, en tant que catégorie, 2 des 3 sélections typiques de formes de vie qui sont couramment définies de la façon suivante : 1- végétale, 2- animale et 3- humaine. Pour notre propos ici, l’aspect le plus significatif de ces 3 catégories peut être correctement restreint de façon à accentuer la différence entre : (2) « l’esprit » des animaux en général, en tant qu’il se compare à ce qui pourrait être considéré comme les traits incontestables de quelques-unes des limitations quasi-semblables à celles des animaux qu’adoptent certaines catégories d’êtres humains, incluant certaines formes de culture imposées aux « serfs », aux « esclaves », ainsi qu’ « aux riches ordinaires et aux autres types de prédateurs », et (3) la fonction extraordinaire des capacités qui sont spécifiques au rôle qui, bien rempli, est associé à beaucoup de ceux qui participent aux expressions des particularités activement noétiques de l’action de l’esprit humain comme tel.

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Max Planck (1858-1647) et Albert Einstein (1879-1955)

Ce qui ressort de plus important à ce sujet, est le fait que ce qui peut avoir été identifié comme les véritables processus mentaux créateurs des êtres humains, a été endommagé plus ou moins gravement, au point de sembler avoir perdu ce qui doit être considéré comme l’aptitude naturelle des humains à employer ces capacités noétiques supérieures qui doivent être estimées comme étant, d’un point de vue fonctionnel, la créativité humaine normale, une leçon dont nous devrions dériver une notion acceptable de ce que devraient être ses capacités activement créatrices (par exemple, noétiques).

Le principe noétique humain

Pour approfondir cette question, considérez les cas de Max Planck et Albert Einstein, deux exemples très appropriés d’éminents scientifiques modernes ayant vécu au tournant des dix-neuvième et vingtième siècle, et, ajoutez-y le cas, au vingtième siècle, de la très pertinente collaboration entre Planck et Wolfgang Köhler, sur des sujets associés à « l’esprit en tant que tel », que j’ai déjà mis en évidence au chapitre précédent.

Ces cas ont nécessité une certaine qualité de collaboration créatrice caractéristique des cas de personnes relativement exceptionnelles et souvent célèbres, qui ont réellement produit des découvertes de prévision de principes physiques universels, par opposition à ces découvertes qui peuvent à la rigueur avoir une certaine pertinence mais qui sont plus communes et qui sont le fruit de la déduction. La thèse essentielle que je défends à ce sujet, a rapport aux indices qui montrent que tout être humain peut être rendu potentiellement capable, à condition d’avoir un développement personnel adéquat et un vécu enrichissant du même type, d’enfoncer ce qu’on pourrait appeler les « murs du temps évolutionnaire ». Il s’agit là d’une intention qui devrait tendre à avoir favorisé la fonction associée aux principes scientifiquement valables d’une véritable prévision ; J’entends par là, en fait, ce qui aurait dû être la découverte naturellement humaine d’un événement ou d’une condition ne s’étant pas encore produit, complètement, dans la réalité, bien qu’une telle prévision ait bel et bien été émise, comme pour ces cas célèbres auxquels j’ai fait référence un peu plus haut.

Certains sont de l’opinion stupide qui insiste, au moins implicitement, que les réussites de personnes comme Planck et Einstein dans leur domaine de la science physique, pourraient avoir été le résultat « d’hypothèses chanceuses », de « paris gagnés » ou « d’incertitudes statistiques », plutôt que de constituer ces certitudes qu’ils avaient en fait cherché à acquérir et dont la recherche était responsable d’avoir renversé auparavant les certitudes standards acceptées par ce groupe lamentable qu’il convient d’identifier comme étant la « caste » pitoyablement stricte des réductionnistes mathématiques.

Ce qu’il faut souligner ici et maintenant, c’est que le simple tableau des nombres en tant que tel, n’est d’aucune utilité pour ces catégories de présumé « science » qui dépassent de loin la capacité extrêmement limitée des simples mathématiciens qui ne se sont pourtant pas empêchés de les envahir, de façon très sotte, comme s’ils avaient cherché à faire du champ de leurs folles illusions un empire universel qui leur soit soumis. Pour des personnes de ce type, rien n’existe réellement à part l’aspect élémentaire pur du simple passage du temps que marque l’horloge mécanique. Il n’y a aucun échange de magnitude dans les changements qui se produisent dans le système solaire et son sous-produit, qui n’obéisse au standard attribué à Héraclite dont on a rapporté depuis l’antiquité qu’il insistait que « rien n’est permanent sinon le changement même ».

Une connaissance élémentaire du savoir scientifique permet de comprendre le célèbre aphorisme d’Héraclite comme un corrélatif de la notion de principe physique universel. Tel est le principe d’une qualité déterminée d’existence qui caractérise toutes formes de vie, y compris l’évolution « similaire à la vie » du système planétaire et de son contenu. Par conséquent, les simples mathématiques doivent agir en esclaves quasi-déments mais soumis qui acceptent d’obéir à l’existence du principe universel de vie qu’elles ne connaissent pas. Par conséquent, pour remédier à ce genre de folies, on doit chercher à localiser un attribut essentiel, dont l’espèce se situe, dans le département du type de science physique qu’expriment (entre autres) les plus grands esprits scientifiques de l’histoire moderne ; et son existence même se situe, au bout du compte, dans le domaine du principe universel de la vie même.

Par conséquent, il s’ensuit, que le standard pour ce type d’occurrences se produisant dans le domaine de la véritable prévision, est la réelle occurrence d’une connaissance de principes qui seraient réellement connus de l’auteur de cette occurrence, mais qui n’auraient pu avoir été conçus de façon compétente au moyen d’un exercice quelconque de « découpage » déductif. Parmi la connaissance de ce genre de cas que je rapporte, je choisis d’inclure certaines découvertes de prévision connues que j’ai moi-même effectuées, et donc de situations dans lesquelles une certitude scientifique ou une certitude du même type, est possible comme si « ce sujet précédait le simple fait en soi ». Le sujet dont je traite ici présentement porte sur les découvertes expérimentales déjà connues mais qui sont prises au moment du futur projeté de ce qui pourrait être une estimation déductive empirique et formelle, mais une estimation dont la démonstration empirique n’a pas encore commencé à se matérialiser.

Cette catégorie de caractéristiques distinctives converge vers les cas de ce qui pourrait être définis, tour à tour, comme étant conditionnés à servir comme maîtres ou esclaves relatifs. Les membres de ce genre de catégories, incluant les « esclaves du marché » de Wall Street, entre autres joueurs invétérés, acceptent d’être dégradés (relativement parlant) à la classe de simples « animaux parlant » plutôt que de parler au nom de l’âme d’individus humains véritablement indépendants. A la différence des véritables êtres humains, leurs antithèses, les créatures de Wall Street sont condamnées à créer cela même qui est moins que rien, et à le substituer à ce qui est réellement utile pour l’humanité. Comme toute personne qui idolâtre servilement des objets sans valeur, ces créatures, qui incluent la « clique de Wall Street », sont victimes d’avoir été amenées à devenir des personnes sans valeur intrinsèque, comme on en voit l’exemple avec la progéniture de cette imposture qui s’appelle la loi Dodd-Frank. Ils deviennent des personnes qui peuvent honnêtement prétendre qu’ils ne possèdent rien de plus que ce qui est, en fait, une valeur sociale de plus en plus négative pour l’humanité en général, et, par conséquent, ils méritent réellement de gagner rien de plus que ce qui en réalité vaut toujours, et de plus en plus, moins-que-rien, et la même chose peut être dite du présent monarque britannique et de son présent « joujou » personnel, le Président américain, Barack Obama.

Ceci étant dit, pour préparer le terrain, nous pouvons maintenant tourner notre attention vers le sujet principal de ce présent chapitre, la créativité humaine :

Le sujet de la créativité humaine : La métaphore

On peut évaluer la réussite des accomplissements de l’espèce humaine, par le taux d’augmentation par tête du taux de croissance physique de la production nette de l’espèce humaine, par tête et par unité de temps, tel que cela peut être mesuré en unité de « densité de flux d’énergie » plutôt que par de stupides « nombres cardinaux ». Malheureusement, la tendance économique prédominante aujourd’hui, et ce depuis, au plus tard, le début des années 60, est celle qui est généralement connue sous le nom de « politique verte ». Par conséquent, les changements désastreux apportés par la population humaine à ses conditions de vie, aux Etats-Unis et en Europe, entre autres, se sont faits alors que la population et les institutions publiques perdaient de plus en plus tout contact véritable avec ce qui peut être appelée une forme normale de réalité humaine. Depuis qu’Harry S Truman a été mis à la présidence des Etats Unis, on a pu observer un processus de plus en plus rapide de décadence morale et intellectuelle qui a pénétré tant les institutions officielles que l’opinion populaire. Depuis lors, la présidence d’Harry S Truman, et la propagation d’opinions populaires en matières économiques, ont créé une tendance où la moralité publique et privée, ainsi que les conditions de vie personnelle, se sont dégradées, et ce à un taux accéléré. Cet état a atteint son point culminant, il faut le noter, après les assassinats du Président John F. Kennedy et, plus tard, de son frère Robert. Pourtant, je me souviens aussi d’une façon très vivide que l’origine de la déchéance morale qui caractérise de façon généralisée la population américaine aujourd’hui remonte à la période où a commencé le mandat d’Harry S Truman.

En y repensant aujourd’hui, il est évident que Franklin D. Roosevelt occupe une place à part parmi les héros américains du vingtième siècle.

Par exemple, depuis que l’accent a été mis sur l’introduction d’une certaine impulsion émanant des cercles du présent monarque britannique, la tendance a été à l’élimination totale ou quasi-totale de la présente population humaine, une conséquence des présentes exigences des intérêts oligarchiques centrés sur la monarchie impériale anglo-hollandaise. C’est pourquoi ceux-ci considèrent extrêmement avantageux que les standards de vie de l’individu humain dans des endroits comme les Etats-Unis et l’Europe soient frappés d’un taux de dégénérescence généralisée.

Dans ces derniers cas, ainsi que dans celui d’autres régions importantes du monde, la présente tendance démographique mène à l’extinction probable, relative ou totale, de l’espèce humaine, une pratique qui s’accorde avec les politiques récentes et actuelles des régions trans-Atlantique qui opèrent présentement sous la domination des politiques pro-génocides décrétées par la présente monarchie britannique (anglo-hollandaise), laquelle a essaimé de l’atroce tradition de la maison de Guillaume d’Orange au dix-septième siècle, et par la présente reine, dont la tâche, depuis qu’elle a été mise au pouvoir, consiste, en bon substitut, à s’acquitter des fonctions qui avaient été précédemment assignées à des gens comme Néron, l’empereur romain1. (9).

Ces faits ont une certaine pertinence pour ce qui est de faire des comparaisons générales et établir certaines connexions historiques, mais une fois rendu là, ils ne nous mènent toujours pas au coeur du sujet. Continuons, néanmoins, dans cette direction générale ; mais avant tout mettons patiemment en rapport certaines questions décisives.

L’approche nécessaire

Pour le sujet que j’ai introduit, jusqu’à maintenant, à savoir le sujet des politiques qui doivent régir la vie et le développement des économies nationales, il faut maintenant introduire, de façon urgente, un standard d’économie physique, qui remplace le standard monétariste qui est présentement utilisé. Le principal principe pertinent est, que le standard pour le rôle d’une monnaie ne doit pas être déterminé par un système monétariste, mais par un système purement physique. Ce trait caractérise de façon implicite les profonds succès qui ont couronné les exceptionnelles réussites d’Alexander Hamilton, le premier secrétaire au trésor américain, réussites que n’accomplirent jamais aucun des présents systèmes monétaristes. Le sujet qui doit maintenant être mis de l’avant, avant de présenter quelque standard futur que ce soit, est le standard humain plutôt que le standard monétaire. Cela nous amène à considérer maintenant la question principale qui se présente à nous en priorité, une fois annulées les désastreuses politiques monétaristes en place. Il faut strictement imposer qu’une notion de richesse physique, et non pas un standard monétaire, soit utilisée pour déterminer les prix et les profits. Etant donné l’état de détérioration des présentes conditions sociales et économiques mondiales, et le fait que cette détérioration s’aggrave de plus en plus rapidement, Glass-Steagall est le seul modèle qui puisse réussir pour l’ensemble du monde ou pour n’importe quelle partie de la planète.

III. La question de l’argent

Pourquoi Glass-Steagall maintenant ?

Pour accomplir cette tâche, maintenant, et la chose est nécessaire maintenant, faute de quoi c’est un sort lamentable qu’en toute probabilité connaîtrait l’humanité dans un avenir presqu’immédiat, il faut de toute nécessité que, dans l’intérêt du monde dans son ensemble, les Etats-Unis décident d’agir pour promulguer à nouveau, aux Etats-Unis d’abord, la version originale de la loi Glass-Steagall dans son intégrité. Si on prend en compte les circonstances actuelles et les présentes pratiques économiques en vigueur mondialement, il devrait être évident qu’il s’agit là non pas d’une action entreprise en raison de préférences nationales égoïstes, mais du choix d’une mesure pratique et réalisable. La totalité de la planète a besoin, de façon urgente et immédiate, que chacune des économies nationales de la planète fasse l’objet d’un sauvetage économique complet, un résultat que seul peut garantir une réplique exacte des spécificités de la loi Glass-Steagall originale qui avait été promulguée sous le président Franklin D. Roosevelt.

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Les Frères Kennedy, John et Robert, en 1963.
Depuis la Présidence d’Harry S Truman ( 1945-53), il y a eu un effondrement dans le niveau de moralité au gouvernement, dans le milieu des affaires, et dans la société en général, qui s’est accéléré depuis l’assassinant de John F. Kennedy et, par la suite, de son frère Robert.

Il est évident que la principale résistance à ce que soit promulguée maintenant une réplique exacte de la loi Glass-Steagall, provient essentiellement de la même meute d’escrocs monétaristes dont l’emprise s’étend présentement non seulement sur les Etats-Unis mais sur pratiquement toutes les nations du monde. Cela signifie que l’option légitime des nations souveraines est d’établir le système général des systèmes économiques nationaux et souverains sur les bases d’un véritable système de crédit, plutôt que sur les reliques présentement irrécupérables d’un système mondial qui n’a aucun futur tant et aussi longtemps qu’il restera basé sur les standards du monétarisme.

Ce qui caractérise de façon essentielle ce changement mondial d’orientation politique qu’il faut apporter, c’est, étant donné le fait que chaque système national de la planète est profondément et irrémédiablement pourri, qu’il faut recourir à la seule solution possible pour chacune de ces nations, une double mesure de sauvetage pour 1- échapper, d’abord et avant tout, aux portions du système mondial qui sont déjà en faillite, état de chose caractéristique de la plupart des nations de la région trans-Atlantique, et 2- créer une assemblée de systèmes économiques nationaux basée, non pas sur un standard monétariste, mais sur un système de crédit qui s’apparente à la conception initiale du système de crédit des Etats-Unis qu’avait conçu Alexander Hamilton.

Pour illustrer cette question, considérez, d’abord, le cas exemplaire pour la restauration de l’économie allemande. Je pense à la restauration du Deutschmark original en tant que système bancaire national capable de gérer au jour le jour les affaires internes de l’Allemagne de façon souveraine, comme durant la période où l’économie allemande commençait à se remettre des effets de ce qu’on appelle la « Deuxième Guerre mondiale ». La reprise économique allemande issue de cette réforme, pourrait facilement être structurée de façon à s’intégrer à un système mondial où le modèle de la loi Glass Steagall aurait été restauré, sans que l’Allemagne y perde quelque souveraineté nationale que ce soit.

Cette réforme qui est présentement d’une urgente nécessité et dont j’ai assigné les rôles dans cette proposition aux cas particuliers des Etats-Unis et de l’Allemagne, peut aisément s’appliquer à presque toutes les nations de la planète désireuses d’y participer, qu’elles aient ou non été restaurées au préalable.

Le problème essentiel des nations souveraines ne bénéficiant pas de la constitution fédérale originale des Etats-Unis, comme par exemple les nations d’Eurasie et, en particulier, celles de la « vieille Europe », est qu’elles doivent établir les fondements de leur existence sur les principes de la découverte, par Alexandre Hamilton, d’un principe essentiel qui est unique et hautement nécessaire, mais qui n’existe pour elles qu’en tant que fait historique. Je dis cela pour souligner que ce qui est en fait l’empire européen (y compris les peuples qui lui sont soumis hors-Europe) est le résultat, essentiellement, de la conquête des îles britanniques par les Hollandais des Pays-Bas sous la direction de la maison d’Orange ; empire qui s’est constitué à partir du milieu du dix-septième siècle et s’est consolidé au dix-huitième, puis au dix-neuvième siècle, et qui inclut l’ensemble des conquêtes par les anglo-hollandais des régions colonisées du monde en général.

Cela signifie qu’à un certain moment il sera beaucoup plus aisé, à certains égards, pour les nations d’Asie, d’Afrique et d’ailleurs, qui ont longtemps été subjuguées et opprimées par ce qui est souvent caractérisé comme étant les « tyrannies coloniales européennes », de joindre le nouveau système, que pour les nations qui ont été moins bien assimilées culturellement aux intérêts spéciaux de l’état, au sens où elles auront à se débarrasser de moins de détritus monétaristes dans cette entreprise réformatrice qu’il est si urgent d’entreprendre. Les privilèges existants ont encore eu un autre résidu : les effets terribles d’une soumission semblable à celle existant sous le colonialisme mais qui est spécifique à une occupation par des tyrannies coloniales ou « semi-coloniales » dont les têtes gouvernantes sont originaires de leur propre patrie.

Résumons maintenant ce que j’ai présenté dans ce chapitre : il faut de toute urgence mettre en place, et ce très rapidement, un ensemble de mesures établissant les systèmes de crédit nationaux qui remplaceront et extirperont les présents systèmes économiques nationaux des pays qui le désirent. Cette intention devrait incorporer la notion efficiemment durable d’un effort de parité pour les relations commerciales entre les nations impliquées, et exclure les systèmes monétaristes qui s’entêtent à perdurer. Ceci peut être facilement accompli, si volonté il y a, par tout ensemble de futurs états-nations souverains faisant partie des candidats appropriés à une telle coopération entre États-Nations. Dans la mesure où les nations sont désireuses de le faire, le but est d’extirper les injustices de la planète, tâche toujours nécessaire pour créer une forme de système républicain où les nations soient parfaitement souveraines, et qui est exactement ce qui avait caractérisé la réussite souveraine de la Colonie de la Baie du Massachussetts au dix-septième siècle, et celle, plus laborieuse, de la création de la république Américaine, dont la base historique originale avait été le génie porteur de succès de la Colonie de la Baie du Massachussetts.

Le « plan », si on veut l’appeler ainsi, est de se servir d’une économie américaine adéquatement réformée, c’est-à-dire où existera le modèle original d’état-nation « Glass-Steagall », laquelle oeuvrera en coopération systémique avec les autres états-nations souverains.

Le plus grave obstacle particulier à ce que des nations réalisent, de façon efficiente, ce dessein, se situe dans la tyrannie anglo-hollandaise originale qui continue d’être la plaie purulente du système pratiquement mondial de ce qui n’est, de fait, rien d’autre que l’empire mondial anglo-hollandais.

J’ajoute l’observation suivante qui est absolument décisive, et c’est qu’il faut, dans le cas des Etats-Unis, une réforme qui soit à la fois pleine de compassion et sans compromis, une réforme qui fasse que les Etats-Unis reviennent à l’intention originale de leur constitution, libérée de l’effort des tyrannies européennes pour les détruire, comme ont tenté de le faire les complices d’Aaron Burr, agent britannique, qui a pratiquement créé de toutes pièces le méprisable Président Andrew Jackson, et qui a entrepris de détruire les Etats-Unis à travers une mixture de banquiers britanniques issue de ses copains de Manhattan, Boston, et de la Grande Bretagne, et à l’aide de groupes similaires utilisés pour prendre le contrôle de Chicago et d’autres endroits importants.

L’importance de ce que je viens d’esquisser dans ce chapitre, est que mettre un terme à la domination impériale qu’exercent les Britanniques sur les systèmes bancaires basés sur des intérêts privés, nous débarrasserait de l’immense fardeau des escroqueries anglo-hollandaises qui ont fait la loi jusqu’à maintenant, au point de contrôler presque complètement les affaires internes des Etats-Unis. La question est : avez-vous le cran de le faire ? Sinon, ce n’est pas à un échange de câlins que nous assisterons ; et le sort qui nous attend risque d’être l’enfer d’un nouvel Âge des Ténèbres. Autrement, les yeux des membres du Congrès Américain ne contempleront rien d’autre qu’une enceinte, en apparence sans fin, faite d’innombrables culs mal torchés appartenant à des « Britanniques » (c’est-à-dire aux Anglo-hollandais) aux tendances meurtrières.

Pour ma part, je sais que les personnes vraiment respectables des îles Britanniques, comme du reste de l’Europe, en particulier, n’ont rien à faire du fardeau spécial que représente la tyrannie impériale anglo-hollandaise.

Les fruits de la victoire : bonjour Mars !

Il y a présentement une éruption suppurante de spéculations saugrenues à propos de jeux que proposent encore aujourd’hui certaines personnes d’une santé mentale douteuse. Mes proches associés du secteur scientifique de nos présentes opérations de renseignement, lesquels se consacrent à l’étude de la science en tant que moteur de l’économie, s’occupent présentement de ce cas. Les sujets de discussion ne manquent pas sur un thème comme Mars, mais la plupart appartiennent pour l’instant davantage à la catégorie « farfelu » qu’à la catégorie « sérieuse ». En tout cas, je ne prévois pas qu’il y ait de justification dans un proche futur pour le déploiement sur Mars d’êtres humains en tant que tels. D’un autre côté, on peut penser que la chose sera possible dans le long terme, peut-être même dès les prochaines décennies, si certains travaux terrestres en cours évoluent adéquatement durant cette période.

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Le robot Curiosity, sur Mars. -Il faut exposer l’idée fantaisiste d’envoyer des gens sur Mars ; au lieu de cela, il faut se concentrer sur la robotisation de la surface martienne, la couvrir de « curiosités ».

A ce sujet, la notion même d’entreprendre la « colonisation de Mars » est une idée que seuls entretiennent les fous, les idiots et les escrocs, en tout cas pour ce qui est des perspectives martiennes pour ce siècle-ci. Par contre, ce qui serait pertinent dans l’immédiat pour les déploiements spatiaux impliquant partiellement des humains, ce serait d’entreprendre, comme cela aurait dû être fait depuis longtemps, d’établir des « manufactures » quasi-automatisées à une profondeur appropriée de la surface lunaire. Ainsi, par exemple, les coûts pour transporter du poids de la surface de la Terre jusqu’à celle de la Lune, sont tels, qu’il sera indispensable de développer des éléments préparatoires sur place pour permettre de transporter de la Lune vers d’autres objectifs situés dans les régions appropriées du système solaire, ces éléments opérationnels indispensables qui s’accumuleront dans les destinations relativement proches qui sont situées dans les régions du système solaire qui s’y prêtent le mieux.

Néanmoins, je ne veux pas entrer dans les détails technologiques d’opérations de ce type. Ce que je veux faire ici, c’est attirer l’attention sur le fait qu’il est impérieux de se débarrasser de ces sottes illusions qui ne présentent aucune option dont l’utilité soit significative pour les premières régions que viseraient des opérations à proximité de la Terre, entre la Terre et Mars. C’est-à-dire que les actions à entreprendre pour combler le fossé entre la Terre et Mars, sans transporter et déployer des humains de façon opérationnelle entre la Terre et Mars, et en particulier sur Mars, devraient viser à accumuler des instruments opérationnels grâce, surtout, à une accumulation de déplacements appropriés, pour remplir ces fonctions utiles à une surface martienne enrichie de « Curiosités » mais dépourvue d’humain.

Assez de ces généralités sur ce qui est tolérable ou utile. La façon dont je traite cette discussion des perspectives martiennes, est basée, dans mon cas, sur des sujets où j’ai une expertise pertinente, comme la défense de la Terre contre les astéroïdes ou d’autres éléments qui peuvent constituer des menaces pour la Terre. Néanmoins, ma compétence particulière porte principalement sur des sujets qui correspondent au rôle rarement considéré, mais absolument décisif de la métaphore en tant que telle, pour ce qui est des opérations affectant à la fois les développements sur Terre et ceux se produisant dans ses régions relativement proches, qui sont faits en fonction de Mars même mais aussi des régions très actives situées entre les subsidiaires de la Terre, qui en sont proches, et ces options de l’Humanité pour les alentours relatifs de la Terre et de ses voisins dans la région qui s’étend entre la Terre et Mars.

C’est la conception et le développement d’opérations dans une région de ce type qui retient particulièrement mon attention. Comme je l’ai déjà souligné dans ce rapport, mes politiques sont basées sur le caractère principiel qui caractérise ma représentation des fonctions de l’esprit humain qui sont nominalement situées à l’extérieur du champ de l’entendement, et que j’ai désignées sous le titre de principe de l’esprit humain. On peut juger du cas à considérer dans des termes qui sont spécifiques à l’étendue des corrections que j’ai apportées à ce qui a été considéré, de façon erronée, comme le caractère principiel de l’esprit humain.

C’est l’étude appropriée du très vaste espace requis pour traiter de ces notions dont on évite généralement de parler lorsqu’on discute de la nature de l’esprit humain, qui est décisive dans les termes de cette présente discussion. C’est « là où j’interviens » avec mon type particulier d’expression relative. C’est là le sujet qui unit les éléments précédents de ce rapport.

Notons-le, ces erreurs populaires qui requièrent de façon urgente les remèdes que j’enseigne, tel que j’en ai discuté ici, c’est-à-dire comme les principes corrigés nécessaires pour la science physique et la composition artistique Classique et son exécution, sont absolument cruciales. Je veux souligner que le point de vue que j’ai présenté dans le chapitre I de ce rapport, est la seule base possible aux fondements des tentatives de l’humanité pour trouver une base expérimentale et pratique pour, ne fut-ce que commencer à comprendre la véritable signification du présent défi qu’implique l’effort de l’homme pour se libérer des résultats douteux de tentatives visant à définir l’activité dans l’espace voisin (et aussi dans l’espace plus distant), sans la folie de chercher à attribuer les activités à l’intérieur de l’espace tant proche que distant à la matrice conventionnelle d’une conception intrinsèquement fallacieuse basée sur ce que sont purement des propositions associées à la « perception sensorielle ».

Jusqu’à maintenant, en général, l’homme a tenté d’explorer l’espace proche dans les limites de présomptions dont les racines se situent dans les conceptions de simples « perceptions sensorielles ». Pour pénétrer cet espace d’une façon réellement fructueuse, nous devons d’abord abandonner toute dépendance sur la vénération des perceptions sensorielles comme telles. Telle a été la mission assignée à ce rapport, ses fondations préliminaires en quelque sorte, auquel s’est ajouté l’objectif de chercher à détourner l’attention loin des présomptions relativement puériles qui proviennent de la relative simplicité d’esprit d’une fondation qu’on adopte après l’avoir trouvé dans la fange sans valeur de la simple perception sensorielle.

Ce rapport a désormais complété la mission qui lui avait dès l’abord été assignée.

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Appendice

L’ hypothèse vicariante

Le passage suivant est un extrait édité d’une vidéo en langue anglaise intitulée : “Metaphor : an intermezzo”. La version originale peut être trouvée à : http://larouchepac.com/metaphor-intermezzo de la neuvième à la dix-septième minute. Nous suggérons fortement au lecteur, afin de comprendre ce point important, de visionner la vidéo tout en lisant le texte.

« Prenons un autre exemple tiré de la Nouvelle Astronomie de Képler : Son Hypothèse vicariante.

« Commençons par noter qu’avant Képler les astronomes, reconnaissant que les planètes semblaient changer de vitesse, avaient introduit dans leurs travaux un point imaginaire autour duquel la planète semble se mouvoir uniformément, qu’ils avaient appelé l’équant. Dans cet exemple, si l’on considère la planète Mars du point de vue du point équant (qui n’est pas le centre de l’orbite N.D.T.), alors la planète semble tourner autour à une vitesse constante parfaite. Pour rendre les choses plus claires, considérons 8 positions différentes sur l’orbite – elles semblent toujours apparaître avec la même ouverture angulaire entre elles du point de vue de l’équant, même si la vitesse réelle change (du point de vue de l’orbite circulaire de la planète N.D.T.). Ajoutons les lignes indiquant la direction d’où le soleil verrait les 8 positions où la planète se trouve à intervalle de temps égal. Celles-ci semblent plus ou moins distantes les unes des autres selon que la vitesse croît ou décroît. Ainsi près du soleil, la distance entre les observations est grande.- la planète se déplace bien davantage en un huitième de son année, qu’elle ne le fait alors qu’elle est loin du soleil.

« Dans un premier temps, Képler va approfondir sa connaissance de l’orbite de Mars dans l’optique de ses prédécesseur, Képler avait besoin de mesurer plusieurs observations. Afin de pouvoir observer Mars à partir d’une position stable, Képler se fit un autre observatoire, cette fois sur le Soleil. Il rassembla une douzaine d’observations faites alors que le Soleil, la Terre et Mars étaient alignés, permettant d’observer Mars du point de vue du Soleil. Comme vous pouvez le voir ici, la direction où la Terre voit Mars est la même direction où le Soleil voit Mars. Ils sont tous sur le même rang. Cet alignement s’appelle « opposition ».

« Grâce à ces observations, Képler élabora le meilleur modèle possible du point de vue de ses prédécesseurs, c’est-à-dire en acceptant l’idée d’une orbite circulaire et de mouvements planétaires s’effectuant sous le contrôle de l’équant. Il appela ce modèle son hypothèse vicariante qui était censée expliquer le mouvement de Mars. Ce nom étrange d’hypothèse vicariante (« vicaire » signifie « remplaçant  », « substitut » N.D.T.) tient au fait que Képler ne croyait ni aux cercles ni aux points imaginaires qui causeraient le mouvement des planètes : Le véritable principe physique dudit mouvement pouvait au mieux exister d’une façon vicariante à travers un tel modèle mathématique. D’une certaine façon pourtant ce modèle qu’il avait fait -cette hypothèse vicariante- était une réussite. Toutes les oppositions observées étaient prédites de façon parfaite (tenant compte d’une marge d’erreur de ces mesures étant prises à l’œil nu) par le modèle, ce qu’aucun autre astronome n’avait jamais réussi à faire.

« Examinons ce modèle. Nous voyons qu’il inclut une distance implicite entre le Soleil et le centre de l’orbite que nous voyons ici. Képler n’a pas mesuré cette distance directement, mais seulement indirectement, en notant où devait être mis le centre de l’orbite de façon à faire que les observations puissent fonctionner au mieux.

« Pour tester si cette distance entre le Soleil et le centre de l’orbite était correcte, Képler utilisa alors un type différent de perception, une deuxième sorte de vision. Ainsi les positions astronomiques ont des latitudes et des longitudes tout comme les positions terrestres. Son hypothèse vicariante n’utilisait que des longitudes, l’équivalent de se déplacer autour de l’équateur. (en astronomie, cet équateur s’appelle l’écliptique). Que se passerait-il si Képler ajoutait la latitude, le mouvement au nord et au sud de l’écliptique ? En faisant cela, Képler fut capable de mesurer la distance entre Mars et le Soleil, aux points le plus rapproché et le plus éloigné de leur orbite. Il fit cela en créant des triangles avec le Soleil, la Terre et Mars et en utilisant l’angle que Mars formait en allant au-dessus et au-dessous du plan écliptique pour calculer la distance entre Mars et le Soleil. En utilisant ces distances, il pouvait trouver le centre, et ainsi mesurer la distance réelle entre le centre de l’orbite de Mars et le Soleil.

« Considérez maintenant cette distance : elle ne s’accorde pas avec la distance trouvée dans l’hypothèse vicariante. Voyons ce qui se produit si nous ajustons l’hypothèse vicariante pour prendre en compte la distance physique réelle telle que mesurée par les latitudes. L’orbite rouge, avec le centre rouge, se trouve coupé en deux créant une deuxième orbite orange avec un centre orange. Ce centre orange est la distance correcte avec le soleil, pour être en accord avec la mesure latitudinale de la distance.

Rappelons-nous que l’hypothèse vicariante originale donnait parfaitement les longitudes correctes, les directions correctes des planètes. Mais à mesure que le centre de l’orbite est déplacé pour être en accord avec la distance mesurée, les directions changent. Képler calcula la différence maximum, et conclut que là, à cette position, la différence était de 8 minutes d’arc, alors qu’il y a 60 minutes dans un degré d’angle. C’est à dire qu’il y a une différence d’au plus 8 minutes entre la position rouge, correspondant à l’hypothèse vicariante originale, et la position orange qui prend en compte la distance des latitudes. Si vous voulez mesurer cette quantité d’angle dans le ciel, ce 8 minutes, c’est la même grandeur que celle d’un crayon de plomb tenu à bout de bras. C’est une différence minuscule, mais elle était définitivement observable avec les instruments disponibles à l’époque de Képler.
« Képler appela ces 8 minutes « la clé d’une nouvelle astronomie » parce qu’il était simplement impossible d’unifier les différentes observations longitudinales et latitudinales avec ce modèle : La longitude, prise isolément, créait un modèle qui donnait des directions de longitudinales correctes mais avec une distance incorrecte. Quant aux latitudes, elles donnaient une distance correcte mais qui mettait en question les directions longitudinales parfaites données par le modèle jusqu’à 8 minutes. Ces deux types d’observations ne pouvaient simplement pas être réconciliés dans ce modèle. Ici l’unification des deux genres de perceptions simultanées, est impossible !

« Par conséquent, Képler avait prouvé que le modèle de ses prédécesseurs était faux. La forme abstraite d’une orbite circulaire, et la rotation angulaire de l’équant allaient devoir être remplacées par quelque chose qui n’avait pas été vu et, en fait, qui était impossible à voir. Ils allaient devoir céder la place à l’hypothèse Képlérienne de la gravitation physique universelle, et du rôle causal du Soleil dans le mouvement des planètes. »

Lyndon H. LaRouche