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Paris, Berlin, New York, Copenhague, Montréal, Milan, Lima : mobilisation pour la paix

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S&P—Dès la nouvelle du terrible assassinat du Général Qassem Soleimani par les Etats-Unis, le 3 janvier dernier, Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schillerinternational, a lancée une mobilisation internationale pour faire passer l’idée que seul un Sommet entre Poutine,Trump et Xi Jinping, pourrait rétablir le calme et réorienter la situation mondiale vers la paix.

C’est donc avec un appel d’Helga Zepp-LaRouche, sous forme de pétition ou de tract, qu’aux quatre coins du monde, des sympathisants de l’Institut ont pris contact avec les plus hauts responsables diplomatiques dans les ambassades, les grandes institutions internationales telles que l’ONU, les Parlements nationaux et régionaux, pour faire passer ce message. L’appel a été aussi relayé via des sites internet, les réseaux sociaux et les messageries internationales.

L’appel lancé aux cinq membres du Conseil de Sécurité – Russie, Etats-Unis, Chine, France et Royaume-Uni - par le Président Poutine, le 15 janvier dernier, reflète cette même préoccupation que le monde dérive vers une nouvelle guerre mondiale et que seuls les cinq grands, réunis en Sommet, pourront assumer la lourde responsabilité de prévenir une nouvelle guerre mondiale. Les cinq membres permanents ont, a-t-il dit, « une responsabilité particulière [afin] d’assurer le développement durable de l’humanité ».

Une mobilisation à travers trois continents !

Le 15 janvier, les sympathisants de l’Institut Schiller ont coordonné leur campagne internationale pour avoir un impact maximal.

  • A New York, des équipes se sont déployées près des bâtiments de l’ONU et de la Trump Tower pour distribuer l’appel, pendant qu’une voiture sono circulait lentement au centre ville pour diffuser le même message. Partout, les passants ont pris l’appel avec intérêt, mais, diplomatie oblige, la plupart a refusé de faire des commentaires. A l’exception de l’un d’entre eux qui sortait de la réunion du Conseil de Sécurité à l’ONU et qui a transmis ce message :« Si vous aviez vu les délégués russes et américains échanger à la réunion du Conseil de sécurité d’aujourd’hui, vous sauriez pourquoi un tel Sommet est si important » ! Et pendant que certains s’adressaient aux passants des lieux les plus institutionnels, d’autres activaient leurs réseaux sociaux, mobilisant quelques milliers de personnes en quelques clics.
  • Au Pérou, parmi les signataires de l’appel, ce 15 janvier, figurait l’association REDIA qui rassemble économistes, chefs d’entreprises et syndicalistes de la région d’Ucayali, au nord de l’Amazonie. Très active dans le soutien du trajet « Nord » du projet bi-océanique de chemin de fer transcontinental proposé par la Chine, qui passe directement du Brésil au Pérou par le Nord – et non par la Bolivie -, les associés ont tout de suite compris l’intérêt de signer cet appel. Pour eux, ce projet représente la seule façon d’amener un développement industriel, urbain et agricole dans cette région, et il serait menacé par une nouvelle guerre mondiale opposant les Etats-Unis à la Chine et à la Russie.
  • Au Canada, l’action a été surtout menée autour du bâtiment de l’Organisation internationale de l’aviation civile de l’ONU (ICAO) à Montréal. Grâce au déploiement des quelques équipes, les appels ont été distribués dès la première heure, à tous ceux qui arrivaient au travail, entrées principales et stationnements compris. Des appels traduits dans les principales langues ont été aussi envoyés par courriel aux experts des sous-comités représentant les cinq continents et, en particulier, aux responsables du sous-comité Afrique .
  • A Copenhague, au Danemark, des représentants de l’Institut Schiller se sont entretenus par téléphone avec la quasi totalité des responsables de la politique étrangère des dix principaux partis politiques du pays. Ils ont pris ensuite contact avec les élus de la Commission de politique étrangère du Parlement danois. Pas de percées immédiates, mais tout le monde a été mis au courant de l’initiative.
  • En Allemagne, plusieurs équipes se sont déployées à Berlin pour distribuer les appels au Parlement (le Bundestag), au ministère des Affaires étrangères et aux alentours de l’une des gares les plus actives de la ville, proche du Bundestag. Près du Parlement, beaucoup ont répondu que le gouvernement faisait déjà son possible pour intervenir ; plusieurs ont donné leurs numéros de téléphone pour poursuivre les discussions. Des sympathisants ont animé aussi des tables de documentation dans les lieux les plus passants des villes de Mayence, Wiesbaden et à Francfort.
  • En Italie, notre appel a été tout de suite repris par deux blogs :« Sa Defenza » et « Informazione con sapevole » (Information consciente). Tous les deux ont rapporté l’action internationale de l’Institut Schiller, à la suite de leur couverture sur l’accroissement des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis dans cette partie du Moyen-Orient. « Sa Defenza » écrivait, par exemple, que « La Russie, la Chine et les États-Unis peuvent et doivent unir leurs forces pour rétablir un système westphalien d’États-nations souverains. Seule la pensée impériale britannique a empêché l’accomplissement de cette tâche mondiale urgente et historique. »
  • En France, à Paris, des équipes se sont déployées le 15 janvier près de l’Assemblée Nationale et du Quai d’Orsay, pour convaincre les élus et les responsables de notre action à l’étranger de la nécessité d’appeler à un Sommet de la paix. Après tout, cela entre dans le contexte du Forum de la Paix crée par Emmanuel Macron pour exorciser, lors du centenaire de la guerre de 14-18, les vieux démons de la guerre. Armés de pancartes dénonçant la guerre contre l’Iran et appelant a une approche de paix par le développement économique, les sympathisants de l’Institut Schiller ont pu distribuer leur appel à bon nombre de fonctionnaires du Quai d’Orsay, y compris à des collaborateurs du ministre, ainsi qu’à des attachés parlementaires. Les appels ont été bien reçus, en général, même si les réactions d’impuissance ont été nombreuses : « Que voulez vous ? La France est un petit pays... Nous n’avons pas beaucoup de pouvoir . » Des diplomates des pays émergents, de passage au Quai d’Orsay, étaient , au contraire, en colère de voir que des prétextes du même type avaient été utilisés pour tuer le général Qassam Solemaini et pour déclencher la guerre contre Saddam Hussein : la menace d’attentats à venir contre les ambassades. Pour d’autres, le projet Nouvelles routes de la soie de la Chine est l’alternative à la guerre.

Celle-ci n’a été que la première salve d’un combat qui pour réussir, doit devenir aussi un combat pour définir la paix que nous voulons. La prochaine fois, rejoignez l’une des nos équipes !