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Appel urgent à MM. Modi, Poutine, Trump, Xi Jinping, et dirigeants d’autres pays

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Mise à jour le 8 mars, 2020

Appel urgent aux présidents Donald Trump, Xi Jinping et Vladimir Poutine, ainsi qu’au Premier ministre Narendra Modi et aux dirigeants d’autres pays qui voudraient s’y joindre, pour mettre en œuvre, de toute urgence, les quatre grands principes économiques de Lyndon LaRouche.

par Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller


Cet appel a été lancé avant que l’OMS ne déclare le coronavirus comme pandémie mondiale. Les mesures qu’il propose n’en sont que plus justifiées et plus urgentes.

C’est officiel : pour qualifier le coronavirus, la plupart des experts de santé parlent désormais de pandémie. Seuls quelques-uns évitent ce terme afin de ne pas mettre en danger les marchés et les investissements dans les « obligations pandémiques ». Il est également évident que cette pandémie donnera le coup de grâce au système financier déjà en faillite virtuelle. Les signes avant-coureurs, alarmants et indéniables sont le plus sévère effondrement du marché boursier depuis 2008, la chute sans précédent du rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans et l’annonce du président de la Réserve fédérale de Boston, Eric Rosengren, qu’il faudra aller chercher « l’argent d’hélicoptère ».

Au lieu d’apprendre de la Chine, qui a, selon l’OMS, élaboré une nouvelle approche, supérieure, pour faire face à cette crise, la plupart des gouvernements n’ont pas mis à profit le délai de trois mois que l’intervention efficace de la Chine leur avait fait gagner, pour passer en mode crise. Il est choquant, mais pas surprenant, de voir à quel point l’establishment libéral s’est montré incapable de réfléchir à la menace sans précédent que ses politiques faisaient peser sur l’ensemble de la civilisation, et d’en tirer les conclusions pour les changer.

Déjà en 1974, Lyndon LaRouche avait mis sur pied un groupe de travail sur les dangers d’un holocauste écologique et biologique, afin d’étudier comment les politiques du FMI et de la Banque mondiale, visant à réduire la consommation alimentaire et énergétique, ainsi que les dépenses de santé dans les pays en développement, mèneraient fatalement à des catastrophes biologiques, avec l’éclatement de maladies, nouvelles et anciennes, et de pandémies. Au cours des décennies suivantes, LaRouche et son mouvement publièrent de nombreuses mises en garde, proposant des programmes de développement concrets pour chaque continent, dont la mise en œuvre aurait empêché la crise actuelle de devenir incontrôlable.

Bien sûr, les pays dits industrialisés pourront peut-être faire face à la crise, mais à quel prix ? A cause de la privatisation – c’est-à-dire de l’orientation vers le profit – du secteur de la santé, le nombre de lits dans les unités de soins intensifs est devenu bien trop insuffisant. Le Dr Philippe Devos, médecin intensiviste et président du syndicat national des médecins en Belgique, vient de mettre en garde que cette pénurie pourrait entraîner le triage des personnes âgées au profit des jeunes, lorsque le nombre de cas dépassera le nombre d’installations de soins intensifs disponibles – ce qui, selon lui, ne manquera pas de se produire. Sommes-nous en train de prendre la pente glissante qui consisterait à mettre fin aux « vies indignes », comme cela avait été condamné lors des procès de Nuremberg ?

Et qu’en est-il des pays pauvres, qui n’ont même pas les capacités de faire du dépistage, et encore moins d’entreprendre des traitements ? Qu’en est-il de pays comme Haïti, le Nigeria ou le Bangladesh ? Qu’en est-il de l’Iran, où les sanctions interdisant l’importation de fournitures médicales sont déjà responsables de la perte inutile de nombreuses vies ?

Qu’en est-il des invasions de criquets dans les pays africains et asiatiques, un danger pourtant connu depuis des mois ? L’aide financière requise de 76 millions de dollars – une somme dérisoire – n’a toujours pas été accordée, si bien qu’en se développant, les essaims de criquets risquent de devenir un fléau à part entière, menaçant à court terme la vie de millions de personnes ?

Qu’en est-il des scènes barbares à la frontière gréco-turque, où, d’un côté comme de l’autre, la police utilise des gaz lacrymogènes contre les réfugiés, l’un cherchant à instrumentaliser ces gens dépourvus de tout, tandis que l’autre, tout aussi barbare, essaye de protéger les « frontières extérieures de l’UE » ? Les instances de l’UE pensent-elles vraiment pouvoir construire un nouveau limes autour de l’Europe, pendant que l’Asie du Sud-ouest et l’Afrique sombrent sous l’assaut d’une pandémie de coronavirus, d’une invasion acridienne, de la famine et du désespoir ?

Ces dirigeants ont fermé les yeux sur les guerres interventionnistes des administrations Bush et Obama, qui sont, en fin de compte, la principale cause de la crise des réfugiés. Ils n’ont pas jugé utile de construire des infrastructures en Afrique au cours des dernières décennies, principalement en raison de leur idéologie néo-malthusienne. A moins qu’ils n’aient, en réalité, accepté l’idée de laisser cette pandémie et cette invasion de criquets suivre leur « cours naturel », avec sa mortalité élevée ? Cela ne serait-il pas cohérent avec l’idéologie verte, qui prêche qu’avoir moins de gens est bon pour l’environnement ?

Il existe une solution à cette crise existentielle, mais lorsque les « élites » sont moralement inaptes à introduire les réformes nécessaires, cela doit se faire par une vaste mobilisation d’une population qui se hisse au niveau de véritables citoyens. Une revendication large et populaire doit s’élever à l’intention des principaux pays du monde – à commencer par les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde, soutenus par d’autres – pour qu’ils mettent en œuvre les étapes suivantes afin de réorganiser le système financier actuel. La meilleure façon d’y parvenir est d’organiser un sommet d’urgence immédiat du président Trump, du président Xi, du président Poutine et du premier ministre Modi pour lancer les étapes suivantes :

1. Il faut adopter, à l’échelle internationale, le système de séparation des banques, calqué précisément sur la loi Glass-Steagall de Roosevelt du 16 juin 1933. Dans ce système, les banques commerciales seraient placées sous la protection de l’État et seraient totalement séparées, par un coupe-feu, des banques d’investissement spéculatives. On ne peut plus permettre l’accès de ces dernières aux actifs des banques commerciales, ni au privilège de se voir renflouer au détriment de l’argent des contribuables. Les titres toxiques de ces banques, y compris les contrats dérivés en cours, devront être effacés. Au sein de ce nouveau système, les créances légitimes, portant sur l’économie productive ou les retraites et autres actifs des travailleurs, seront honorées. D’autres catégories de demandes de paiement devront être temporairement gelées, en attendant que leur validité soit établie par des institutions publiques.

2. Des banques nationales doivent être créées dans chaque pays, dans la tradition de la Banque des Etats-Unis d’Alexander Hamilton ou de la Banque de reconstruction allemande (Kreditanstalt für Wiederaufbau), afin de fournir du crédit public, autant que de besoin, pour les investissements productifs dans l’économie physique. L’orientation de ces crédits doit permettre d’alimenter une économie fondée sur des technologies à haute densité de flux d’énergie et assurer une augmentation optimale de la productivité des capacités productives des forces du travail, grâce au progrès scientifique et technologique.

3. Entre les pays participants, un système de parités fixes doit être établi et des traités de coopération doivent être signés entre États souverains, pour la réalisation de projets d’infrastructure et de développement bien définis. L’ensemble de ces traités représente de facto un nouveau système de Bretton Woods tel que le voulait Roosevelt, avec l’intention explicite d’accorder des crédits au développement industriel en faveur des pays en développement.

4. L’augmentation urgente de la productivité de l’économie mondiale, permettant de subvenir aux besoins d’une population mondiale actuelle de près de 8 milliards d’individus, doit être facilitée par un programme international à marche forcée pour mettre au point l’énergie de fusion thermonucléaire et par des progrès dans les technologies de pointe dans les domaines de la biophysique optique et des sciences de la vie. C’est dans ce contexte que pourront être trouvées des solutions à des défis tels que le coronavirus et autres maladies épidémiques. La coopération internationale dans le domaine des technologies et des voyages spatiaux posera les bases de cette nouvelle plate-forme économique d’un niveau supérieur, nécessaire à l’économie mondiale, suivant la conception de l’économiste Lyndon LaRouche.

L’initiative « Une ceinture, une route » lancée par le président Xi Jinping, qui a déjà été rejointe par 157 pays, offre une perspective concrète pour apporter, de toute urgence, le développement industriel nécessaire à l’Asie du Sud-Ouest et l’Afrique. La Chine a proposé de coopérer avec tous les pays de cette planète dans une coopération gagnant-gagnant pour étendre la Nouvelle Route de la Soie à l’Asie du Sud-ouest et à l’Afrique, et fournir à ces pays une perspective de développement concrète, seul moyen humain de résoudre la crise des réfugiés. Les États-Unis et toutes les nations européennes doivent coopérer avec ce projet.

Nous, signataires, lançons cet appel urgent aux gouvernements susmentionnés pour qu’ils agissent maintenant, alors que la sécurité et l’existence de l’humanité tout entière sont en danger, afin de corriger les erreurs qui nous ont conduits à la crise actuelle et de revenir aux principes du bien commun et de la souveraineté nationale permettant d’assurer la sécurité alimentaire et énergétique, en adoptant une vision des objectifs communs de l’humanité et d’une communauté d’avenir partagé.

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