Committee for the Republic of Canada
Comité pour la République du Canada
www.committeerepubliccanada.ca / www.comiterepubliquecanada.ca

 

Editorials of / Editoriaux de Gilles Gervais

Parce que NAWAPA est le propre de l’homme

8 août 2010

« On peut accélérer ce mouvement scientifique en créant des moyens nouveaux de recherche, on ne peut pas l’arrêter. Car il n’y a pas de force dans le monde qui puisse entraver l’entendement humain dans sa marche, une fois qu’il a compris, comme dans le cas actuel, la portée des vérités qui s’ouvrent devant lui. »

- Vladimir I. Vernadski, L’autotrophie de l’humanité, 1925

Imaginez escalader une espèce de sommet et, là-haut, de son faîte, un panorama à 360 degrés s’offre à vous : on peut regarder dans telle ou telle direction et apercevoir tantôt le passé, tantôt le présent, tantôt le futur.

Depuis les profondeurs du temps lointain, éloigné par certainement plus de 10,000 générations, nous découvrons l’Homo sapiens .

Beaucoup plus près de nous, nous assistons à la naissance des grandes civilisations maritimes qui voyagent grâce à une connaissance de la position des étoiles dans la voûte céleste. Nous observons les civilisations riveraines qui s’établissent, de par le monde, aux embouchures des grands fleuves. Au IXè siècle, les travaux de canalisation de l’Empereur Charlemagne transforment la carte de l’Europe et facilitent les échanges commerciaux et culturels. Puis les grands voyages d’explorations vers le Nouveau Monde permettent à l’homme de fuir l’oligarchie européenne dont l’inhumanité s’inspirait de la cruauté des dieux de l’Olympe. Le grand dessein politique de Nicholas de Cuse et Thomas More d’établir une communauté de républiques humanistes et souveraines allait enfin se réaliser.

« Henri IV (1) nomme en 1603 Samuel de Champlain géographe royal. Ce dernier découvre en 1605 la baie du Massachusetts où Boston sera fondée. Il fonde Québec en 1608 et explore le lac Champlain en 1609 ».

En Amérique, les colons anglais ne tardent pas à reproduire l’idée de Charlemagne et de nombreux canaux voient le jour en sol américain. Un système unique de crédit , précurseur de la future première Banque Nationale des États-Unis créée par Alexandre Hamilton, voit le jour dans la Massachusetts Bay Colony (2) .

Sous Jean-Baptiste Colbert, la colonisation au Canada comprend, à l’instar du Saugus Iron Works au Massachusetts, les Forges du St-Maurice qui sont les forges les plus avancées technologiquement en Amérique du Nord entre 1738 et 1830. Des chantiers maritimes dans la vallée du St-Laurent aliment les débuts de l’industrie en Nouvelle-France.

Ensuite apparaissent les chemins de fer et, sous Lincoln, le projet d’un lien ferroviaire transcontinental qui va révolutionner le transport mondialement et menacer de briser l’hégémonie commerciale de l’Empire britannique qui dominait les mers.

Au siècle dernier l’homme maîtrise l’atome et part à la conquête de l’espace et, en 1969, c’est l’humanité toute entière qui « accompli un pas de géant » avec Neil Armstrong et la mission Apollo XI.

Exit Obama et un Glass-Steagall global

De ce « sommet des âges », lorsque l’on regarde en direction du futur, on se réjouit du fait que non seulement notre biosphère n’a point connu les catastrophes annoncées par le GIEC au début du XXIè siècle, mais qu’elle s’est améliorée grâce au défi politique qui avait été relevé à la fin de l’année 2010, de ne plus céder à l’esclavage de l’oligarchie financière internationale : c’est avec le passage quasi-simultané d’une loi Glass-Steagall (3) par une majorité de nations que l’humanité commença à progresser rapidement et à transformer la biosphère de façon intelligente.

On s’occupa d’abord du renvoi du Président Barack Obama, (4) qui fut jugé comme étant un homme de paille d’une oligarchie financière qui s’apprêtait à commettre un génocide sans précédent dans le but de sauvegarder leur système monétaire impérial. S’inspirant de la leçon du Marchand de Venise de Shakespeare, les nations refusèrent que le sang de leurs concitoyens soit versé afin de collecter la « livre de chair » exigée par les financiers.

Vernadski versus le Prince Philip et son World Wildlife Fund for Nature

Une fois le cancer financier extirpé par l’application d’une loi Glass-Steagall globale, les budgets de recherche scientifique furent rétablis et augmentés dans les pays industriels et les anciens pays du « Tiers Monde ». La nécessité de développer un moteur à fusion pour un véhicule spatial capable d’accélérer à des vitesses inouïes pour aller sur Mars en moins de 72 heures permis d’obtenir des résultats plus rapide que prévu sur les deux prototypes les plus prometteurs de centrales à fusion thermonucléaire contrôlée, l’ITER, (5) à Cadarache, dans le sud de la France et au National Ignition Facility Livermore, aux États-Unis, pour la fusion au laser. (6)

L’enseignement universitaire de l’œuvre du grand bio géochimiste russe Vladimir Vernadski (7) permit de remettre l’écologie sur une base rigoureuse et scientifique, alors qu’à partir des années soixante l’écologie était devenue l’instrument de la politique de croissance zéro et de dépopulation de l’oligarchie financière centrée à la « City » et à Wall Street.

Ainsi, la philosophie véhiculée par le Club de Rome et par Meadows et Forrester de MIT dans leur document « Limites à la croissance » fut jetée dans la poubelle de l’histoire et les grands prêtres de ces cultes génocidaires tel le Prince Philip, (8) Maurice Strong et Al Gore furent démasqués pour leur supercherie et leurs liens incestueux avec l’oligarchie financière.

Il y eut ensuite une période de réconciliation et les écologistes sincères oeuvrèrent eux aussi au plus grand projet de transformation de la biosphère par la noösphère (la créativité humaine) : la terra-formation de la partie ouest du continent nord-américain : le North American Water and Power Alliance (NAWAPA) (9) .

NAWAPA : un projet Nord-Américain aux ramifications internationales

Après de la mise en chantier du NAWAPA, le « projet du siècle » entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, un Traité entre la Russie et les États-Unis fut signé au début de 2011 autorisant la construction d’un tunnel ferroviaire sous le Détroit de Béring, (10) reliant la Russie à l’Alaska, un lien crucial du pont-terrestre mondial (11) .

Un tunnel sous le Détroit de Gibraltar fut entrepris peu de temps après et contribua largement à la renaissance africaine (12) dans la première moitié du XXIè siècle.

Des corridors de développement

Pour initier une relance de l’économie Nord-Américaine, le projet NAWAPA fut une option idéale. Bien qu’il eut suffi de ranimer le projet initial, pour lequel des plans et des études sérieuses avaient déjà été réalisés par la Parsons Engineering Co. de Californie et par des commissions sénatoriales des trois principaux pays impliqués, l’on décida d’élargir sa portée.

Il s’agissait de transformer le projet initial, conçu dans les années soixante, en véritable corridor de développement (13) « en le complétant avec des lignes de chemin de fer rapides pour les passagers et le fret, avec des centrales nucléaires pour fournir l’énergie sur place et aussi avec des villes entièrement nouvelles. Tout au long du corridor, l’eau transforma lentement le paysage et agissait sur le climat et la biosphère elle-même. En réalité, on se trouva devant le défi exaltant d’un grand projet bien plus important qu’un simple grand chantier capable de nous offrir d’excellents emplois, car il s’agissait d’un projet qui affecta la productivité économique de l’ensemble du continent américain pendant plusieurs générations.

La densité du flux d’énergie et la biosphère

[ Cette dernière section consiste en des extraits d’un document de 4 pages, émis le 31 juillet 2010 par le « Basement team », l’équipe de jeunes scientifiques du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche, intitulé : « Le grand projet NAWAPA, un levier pour relancer l’économie mondiale » (14). ]

« ... Le jardin “artificiel”, ainsi créé par notre investissement dans les infrastructures et par la maîtrise de la biosphère, établit les bases pour un progrès économique encore plus vaste.

« Ce projet exprimera les progrès les plus avancés de la noosphère (le domaine du pensant) sur la biosphère. La biosphère elle-même se caractérise en tant que processus de développement anti-entropique (comme elle s’exprime dans le domaine du vivant avec l’évolution des espèces), capable d’incorporer d’une façon croissante des éléments abiotiques (non-vivants), entraînant des états d’organisation d’un ordre plus élevé et une concentration de ces matériaux. Par l’intervention créatrice de l’homme, nous pouvons agir pour organiser et accélérer certains aspects de cette activité de la biosphère, ce qui donne naissance à un état encore plus élevé de son organisation que l’état à laquelle elle peut aboutir sans l’homme.

« En amenant l’eau dans les régions désertiques et arides, nous permettrons à la chlorophylle, une des plus belles biotechnologies de la nature, de s’accrocher et de transformer la surface terrestre. Avec l’eau du programme NAWAPA qui apportera les éléments manquant à une photosynthèse optimale, le rayonnement solaire et le dioxyde de carbone seront convertis en matériaux biologiques utiles et serviront y compris à refroidir les environnements désertiques. (15)

« Ce processus améliorera encore plus l’efficacité et l’utilisation des réserves en eau lors de leur passage, car les plantes qui absorbent l’eau introduiront des micro-organismes dans les alentours, alimentant à leur tour d’autres plantes etc. et recyclant l’eau tout le long du processus. La densité accrue de la circulation d’eau signifie une hausse de la productivité de l’eau.

« Pour optimaliser l’impact du rayonnement solaire arrivant sur la surface terrestre, l’on donnera la priorité aux plantes qui possèdent de larges feuilles vertes et aux arbres les plus évolués, notamment les arbres fruitiers et les arbres à bois dur qui absorbent et convertissent le mieux la lumière.

« Tout au long de ce processus, nous faisons appel à la capacité des processus vivants de créer des structures d’une densité de flux d’énergie plus élevés, capables de gérer les températures et de provoquer des microclimats. L’Homme, en agissant avec l’aide de la science et de l’infrastructure, est capable de domestiquer la biosphère afin d’accroître aussi bien la productivité de cette biosphère que celle qui lui est propre en tant qu’Homme.

« Reliez ce processus d’expansion de la biosphère avec la réalisation des formes les plus avancées d’infrastructures économiques requises pour la société. Une fois de plus, la priorité va à la création de sources d’énergie ayant les plus hautes densités de flux, c’est-à-dire les centrales nucléaires de quatrième génération et la fusion thermonucléaire. Ils fourniront l’énergie aux nouvelles villes, à l’industrie et à l’agriculture.

« Ces nouvelles villes s’épanouiront autour de centres de formation et de centres culturels entourés de logements, avec les activités industrielles et agro-industrielles en périphérie. Terminé les villes dortoirs et les agglomérations sans queue ni tête. Les transports publics seront construits pour que chaque voyageur se rendant à son lieu de travail puisse arriver à sa destination en moins d’un quart d’heure. Des lignes à grande vitesse, notamment par suspension magnétique permettront de relier les régions américaines à des vitesses dépassant celles des avions.

« Un tel projet offrira des emplois utiles et de longue durée à toute une génération de jeunes qui pour l’instant est entièrement dépourvu de qualifications et se présente comme une génération « no future ». Voilà ce qui créera la plus importante ressource pour notre pays, le développement d’une génération de travailleurs qualifiés et créateurs sans laquelle aucune économie ne puisse survivre. Il s’agit d’un processus d’ensemble qui affectera toute l’Amérique du nord, processus qui doit être compris comme une seule unité et dont dépendra la relance de l’économie des États-Unis. »

À la mémoire de Franklin Delano Roosevelt :

Dans la capitale nationale américaine, le monument érigé à la mémoire du Président Franklin Delano Roosevelt accorde une place particulière aux fontaines d’eau pour ainsi rappeler aux citoyens et visiteurs la place stratégique qu’occupait la Tennessee Valley Authority aux États-Unis et de par le monde.

La dernière citation inscrite sur le monument, fait partie d’un discours qu’il devait prononcé le 13 avril 1945 à l’occasion des célébrations commémorant le Président Thomas Jefferson. Franklin Delano Roosevelt décéda le 12 avril 1945.

“ The only limit to our realization of tomorrow will be our doubts of today. Let us move forward with strong and active faith. ”

Gilles Gervais
Président du Comité pour la République du Canada
ecrivez@comiterepubliquecanada.ca

Notes :

(1) l’article de Karel Vereycken « Combattre le fascisme financier, l’exemple d’Henri IV et de Sully ».

(2) vidéo en anglais The Two Massachusetts.

(3) 12/07/10 « Fin de système : Il faut sortir à temps ! »

(4) July 30th. 2010 - EIR Vol. 37 , issue # 29, July 30, 2010 : Obama in the Bunker : The White House On a Jim Crow Binge by Jeffrey Steinberg.

(5) vidéo « Alors vous voulez savoir ce qu’est ITER ? ».

(6) 13/04/10 - 2010 : Année de la fusion nucléaire et les 50 ans du laser par Benoit Chalifoux.

(7) « L’humanisme de Vladimir Vernadski contre l’écologie » par Benoit Chalifoux.

(8) « Génocide ! Quels sont les 3 milliards d’individus devant disparaître ? » —déclaration d’Helga Zepp-LaRouche, du 16 décembre 2009.

(9) vidéo : NAWAPA : le New Deal du XXIè siècle.

(10) « Un futur meilleur pour la Russie » par l’Académicien Alexander Granberg.

(11) « Le Pont-terrestre Eurasiatique devient réalité », discours d’Helga Zepp-LaRouche, le 15 septembre 2007.

(12) vidéo en français : « L’avenir du monde est en Afrique ».

(13) “Infrastructure Development Corridors”

(14) « Le grand projet NAWAPA, un levier pour relancer l’économie mondiale ».

(15) Le procédé de photosynthèse par lequel les plantes absorbent en leur structure les radiations solaires constitue une amplification de la densité de flux énergétique de ces dernières. Ainsi l’herbe convertit de 1 à 2% des rayons solaires en biomasse utile, et certains arbres vont jusqu’à 10%, contribuant ainsi à un environnement plus frais et plus plaisant. Il convient donc de ne pas gaspiller cette énergie solaire fort utile avec des technologies opérant à des flux de densité énergétiques plus faibles : ainsi, les champs de panneaux solaires abaissent la productivité des hommes et créent des déserts.